DERNIÈRES SORTIES :
"Conform to Deform"
(3CD Box Set)
"Original Sound of Sheffield"
(Best Of)
SITE OFFICIEL :
www.brainwashed.com/cv

EN SAVOIR PLUS :
"Industrial Evolution :
Through the Eighties
with Cabaret Voltaire
& Local Government"
(par Mick Fish)
Par Frédéric Thébault  
Photos D.R.  

Si l’on veut découvrir les premières expériences sonores de Cabaret Voltaire, la compilation "1974-1976", parue en 1991, est incontournable. Avouons-le cependant, la première partie de ce que l’on peut qualifier de "trilogie" du groupe, est plus aboutie : "MIX-UP" en 1979, puis "THE VOICE OF AMERICA" en 1980 et enfin "RED MECCA" en 1981, demeurent des must, sans oublier le single "Nag Nag Nag". Le groupe applique à merveille sa propre définition de la musique industrielle : "We will not allow any dancing". Et pour cause, difficile de se trémousser sur ces boucles sonores, ces synthés aux sons stridents et ces ambiances morbides.
Les amateurs se procureront aussi les live "AT THE YMCA" de 1979, "AT THE LYCEUM" de 1981 et "IN SHEFFIELD" de 1982, ainsi que les compilations "THE LIVING LEGENDS", "THREE MANTRAS", "EIGHT CREPUSCULE TRACKS" et la B.O. de "JOHNNY YESNO".

Entrons maintenant dans la seconde peau de Cabaret Voltaire, la période "techno-funk", celle du succès et de la reconnaissance. "THE CRACKDOWN", en 1983, avec son humour très particulier ("Why kill time when you can kill yourself"), suivi de "MICROPHONIES", en 1984, et du génial et allumé "THE COVENANT, THE SWORD AND THE ARM OF THE LORD", en 1985, sans doute le plus abouti, sont des bijoux in-dis-pen-sables.
"CODE", en 1987, et surtout le raté "GROOVY, LAIDBACK & NASTY", en 1990, offrent moins d’intérêt, le groupe, perturbé par la house music, se cherchant quelque peu.
1991 est la période du renouveau, après ces errances bien légitimes chez un groupe vieux de quinze ans."BODY AND SOUL" rassure, cédant la place aux ambiances planantes et hypnotiques, offrant un nouveau visage au groupe dans un style qui, le bruit en moins, revient aux origines : la musique ambiante. Et si le maxi "Colours", la même année, déçoit un peu, la partie est gagnée dès l’album suivant, "PLASTICITY", en 1992. Avec celui-ci, comme avec "INTERNATIONAL LANGUAGE" en 1993 et l’excellent double "THE CONVERSATION" en 1995, l’osmose est parfaite et le groupe prouve qu’il est désormais à la pointe de son art.

L’album de remixes "WESTERN REWORKS" en 1992, ainsi que diverses sessions radio publiées dans l’album "RADIATION 84-86", sans oublier la dernière triple-compilation "CONFORM TO DEFORM" et le best-of "THE SOUND OF SHEFFIELD 1983-1987" (versions maxi des singles) complèteront idéalement la discographie des amateurs de la période techno-funk du groupe. Les fans plus hardcore se seront bien évidemment procuré la compil de raretés "LISTEN UP" et des maxis comme "The Drain Train" ou "Drinking Gasoline". Quant à la carrière solo de Richard H. Kirk, c’est une tout autre histoire, mais sachez qu’une bonne partie de la vingtaine d’albums signés sous divers noms s’avère aussi indispensable que les albums de Cabaret Voltaire.