|  Propos recueillis en septembre 2002
PROCHAINE SORTIE : "Dirty Dancing" 16 septembre 2002 |
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|  |   |  |        | | Par Eric Semenzin | | Photos D.R. |
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|  | Le troisième album a souvent la réputation d’être celui de la reconnaissance. Avec “Dirty Dancing”, Swayzak devrait une fois de plus confirmer la règle. Riche et variée, l’électronique du duo londonien abandonne la froideur qui caractérisait ses prédécesseurs, les nombreuses collaborations vocales dont il bénéficie n’y étant forcément pas étrangères.
Comment avez-vous choisi les artistes qui ont collaborés avec vous sur ce nouvel album ? David Brown : Nous sommes fans de Klaus Kotai, Adult. et de certains trucs de Carl Finlow. Pour Clair Dietrich, nous avions beaucoup apprécié sa collaboration avec Markus Nikolai. C’est elle qui nous a donnée l’idée de ces collaborations multiples le jour où elle a demandé à travailler avec nous. Pour Headgear, ce sont deux jeunes producteurs canadiens, Konrad Black et March21, dont nous avions déjà sortis des morceaux en solo sur notre label 240 Volts. James Taylor : En fait, nous avons simplement choisi des gens dont nous apprécions le travail.
Comment se déroulent ces collaborations ? David : Le plus souvent par courrier ou Internet. Nous leur envoyons la musique, et s’ils apprécient ils peuvent contribuer de la manière qui leur plait. James : Ils enregistrent la chanson de leur côté puis nous l’envoient, nous n’avons plus qu’à la mixer avec notre musique.
Quel est l’impact de ces voix si différentes sur l’homogénéité de votre musique ? David : Elles apportent parfois un nouveau feeling sur notre son, car les artistes entendent des choses que nous n’aurions pas imaginées. Par exemple, Kotai a écrit une chanson qui rappelle les western spaghetti, il entendait ça dans la musique.
Certains chanteurs ont-ils refusé de travailler avec vous ? A contrario, avez-vous refusé certaines collaborations ? James : Oui, certains étaient trop vieux et trop chers. David : Il y a quelques personnes que nous aurions bien voulu avoir, mais ils demandaient trop d’argent ou n’avaient pas le temps, comme Horace Andy ou Karl Bartos. Nous avons refusé une seule collaboration, mais simplement parce qu’ils n’ont pas répondu à temps à nos e-mails et que nous avions besoin d’une autorisation pour masteriser le titre.
Il n’y a que deux morceaux instrumentaux sur “Dirty Dancing”. Est-il envisageable qu’à l’avenir vous puissiez intégrer un chanteur unique ? David : Je ne pense pas, à moins que ce soit David Bowie ou Morrissey. James : Ou moi !
Qu’est-ce que le “dirty dancing”. Tout le monde est-il capable de danser “dirty” ? James : Il faut être très chaud, ivre, en sueur et totalement idiot, oui, je pense que nous pouvons tous le faire.
David, j’ai lu que tu avais un temps envisagé de devenir photographe professionnel, mais que tu trouvais que c’était un métier financièrement trop aléatoire. Penses-tu que la musique soit un chemin plus balisé ? David : Je pense que la musique est plus contrôlable. Tu peux créer ton propre label, faire des concerts ou des soirées comme DJ. Tu peux toujours t’en sortir. Dans le milieu de la photo, tu es obligé de connaître les bonnes personnes et d’être aux bons endroits au bon moment. En fait, je voulais juste photographier Kate Moss...
À vos débuts sous le nom de Swayzak vous ne vous produisiez pas en tant que DJs. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et vous avez même sorti un album mixé, “Groovetechnology v. 1.3”. Est-ce seulement un travail alimentaire ou trouvez-vous finalement un certain intérêt à cet exercice ? David : C’est vrai, nous le faisons de plus en plus et nous aimons ça. C’est parce que nous en avions un peu marre de jouer live tout le temps, ça finissait par perdre son côté magique.
Depuis vos débuts, vous avez enregistré une dizaine de EPs sortis uniquement en vinyl. Pouvons-nous espérer une réédition prochaine ? James : Effectivement, c’est dans nos prévisions, nous y travaillons actuellement.
Un mot sur les multiples labels dont vous vous occupez, Volkmusik, 240 Volts, Swayzak Recordings ? David : Ils nous servent à sortir les productions de certains musiciens que nous rencontrons, des jeunes producteurs en chambre comme Roger 23. Il a passé suffisamment de temps dans sa chambre… |  |  |  | | |  | |
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