|  Propos recueillis en novembre 2002
DERNIÈRE SORTIE : "Symbol Of Life" |
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|  |   |  |        | | Par Stéphane Leguay | | Photos D.R. |
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| |  Tirant son nom du célèbre "Paradis Perdu" de John Milton, Paradise Lost, originaires de la sinistre cité anglaise d’Halifax, s’attache dès ses débuts à exprimer au travers d’un death-metal incroyablement lourd et austère, douleur et dégoût de l’existence. Le premier album, "LOST PARADISE", condensé de rythmiques pachydermiques à la noirceur rarement atteinte jusque-là, sort en 1990 sur le petit label Peaceville, suivi un an plus tard de "GOTHIC". Compositions séduisantes, claviers, chœurs féminins, le groupe semble alors avoir trouvé son identité et signe rapidement chez Music For Nations. Le superbe "SHADES OF GOD", sorti en 1992 apporte une nouvelle dimension (ainsi qu’un bon paquet de nouveaux fans) à Paradise Lost, notamment grâce à son imparable single As I Die. Mais le véritable tournant s’amorce en 1994 avec le quatrième opus "ICON" (94). Véritable condensé de mélodies affûtées (Embers Fire) à la plastique très baroque (True Belief), "Icon" est un album majeur, esthétiquement superbe et conceptuellement révolutionnaire : pour la première fois on ose enfin employer le terme gothic-metal et l’on parlera à présent d’un avant et d’un après "Icon" ! Le groupe retourne en studio en 95 et en ressort trois mois plus tard avec sa nouvelle réalisation “DRACONIAN TIMES”. Précédé du maxi, “The Last Time” (sur lequel on retrouve une brillante reprise du Walk Away des Sisters Of Mercy), le Paradise Lost nouveau, plus compact et linéaire se distingue par un style moins sombre et plus facile d’accès. Conforté par l’énorme succès rencontré (plus d’un million d’exemplaires !), le groupe sort un nouveau maxi, "Forever Failure", ainsi qu’un EP destiné au marché français "True Belief '97" avant de se barricader au Battery Studio de Londres avec le producteur Sank (Killing Joke, Clawfinger). Le nouvel opus, "ONE SECOND", est un nouveau virage dans la carrière du quintet qui, en incorporant machines et autres samplers dans sa musique prend ses premières distances avec l’univers métal. Le chant de Nick Holmes se fait quant à lui plus clair et nuancé, point final d’une mutation amorcée dès “SHADES OF GOD”. L’album, flanqué de ses maxis "Say Just Words" et "One Second" fait à son tour un véritable carton, ouvrant à Paradise Lost les portes vers un public de plus en plus large, en même temps que celles de la multinationale EMI. Le groupe baptise son contrat en 1999 avec le virage le plus osé qu’il n'ait jamais abordé dans son aventureuse existence : "HOST". Visiblement très inspiré par les ondoiements electronica du "Ultra" de Depeche Mode, le combo s’essaye à de curieuses manipulations synthétiques qui mettent quelque peu sur la touche les guitares si caractéristiques à Paradise Lost. Un travail intéressant (So Much Is Lost, Made The Same) malheureusement boudé par le public et la presse. Annoncé par le superbe single "Mouth", l’album suivant "BELIEVE IN NOTHING" sort en 2001 et marque un net retour vers les ambiances plombées d’un métal gothique plus traditionnel. Mais le groupe semble avoir du mal à récuperer un public qui s’est entre temps entiché de nouveaux jeunes loups tels The 69 Eyes ou Him. Qu’importe, "SYMBOL OF LIFE", neuvième disque de Paradise Lost risque bien de remettre Holmes et compagnie sur la route d’un succès qu’ils n’ont jamais vraiment démérité. | |  | | |  |  |         | |
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