|  Propos recueillis en novembre 2002
DERNIÈRE SORTIE : "Symbol Of Life" |
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|  |   |  |        | | Par Stéphane Leguay | | Photos D.R. |
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|  | Autant le dire tout de suite, "Symbol Of Life", neuvième album de Paradise Lost, est tout simplement excellent ! Toujours à la recherche de sa splendeur passée, le quintet britannique risque bien avec ce nouvel opus de retrouver sa couronne de "roi du métal gothique". Interview éclair avec un Aaron Aedy (guitare) enthousiaste comme au premier jour.
Avec votre précédent album "Believe In Nothing" vous étiez retournés vers un son plus "guitare", un style que l’on retrouve aujourd’hui encore sur "Symbol Of Life". Avec "Host", vous vous étiez pourtant passablement éloigné de votre passé métal… Comment expliques-tu cette évolution ? En fait, les guitares de "Host" avaient juste une tonalité différente. Les chansons de cette époque avaient une puissance et une agressivité intrinsèque qui sonnait surtout très bien en concert ; nous avons par la suite essayé d’insuffler cette puissance et ces feelings "live" aux deux albums suivants "Believe In Nothing" et "Symbol Of Life" et je crois que nous avons particulièrement bien réussi pour ce dernier. Personnellement, j’ai utilisé pour les rythmiques la même guitare que sur les albums "Shades Of God" et "Icon", ce qui donne un son vraiment très cru. D’ailleurs les cordes n’avaient pas été changées depuis la tournée "Icon" (en 1995 -ndlr) !
À la sortie de "Host", alors que vous veniez de signer chez EMI, beaucoup de gens ont pensé que Paradise Lost allait tomber dans la grande marmite "mainstream"… Cette idée vous a-t-elle traversé l’esprit ? Non, nous n’avons jamais planifié les choses de cette façon. Excepté notre premier opus "Lost Paradise", je crois même que "Host" est le moins commercial de tous nos albums et certainement le plus triste que nous ayons jamais enregistré. D’ailleurs il subsiste encore aujourd’hui dans nos compositions quelques sonorités électroniques de cette époque, nous avons juste trouvé un meilleur équilibre dans ce que doit être le son Paradise Lost.
Sous bien des aspects, "Symbol Of Life" semble être votre album le plus sombre depuis "Icon". Je le suppose oui, bien que "menaçant" me paraisse être un terme plus approprié que "sombre". Je dois cependant signaler que la dernière chose que nous ferions serait de nous répéter, de nous auto-plagier. Sinon, à quoi bon continuer ? La musique est un voyage dans l’expérimentation qui ne cesse de changer et d’évoluer.
Une chanson comme Channel For The Pain avec son côté punkisant est assez inhabituelle pour vous, tandis qu’un titre comme No Celebration exhale une atmosphère bien plus lugubre… Quels étaient donc les sentiments qui planaient sur le studio pendant l’enregistrement de cet album ? En réalité, le sentiment général était "ce disque va être phénoménal et je n’ai pas la patience d’attendre que le monde entier le découvre"… On était en fait super excités lors de l’enregistrement.
Sur l’édition limitée, vous reprenez Dead Can Dance et Bronski Beat... C’est véritablement par amour que l’on a repris le Xavier de Dean Can Dance, tandis qu'en ce qui concerne Smalltown Boy de Bronski Beat, c’était plus de l’ordre du délire. Un délire qui s’est finalement transformé en quelque chose de tout à fait étonnant, car nous l’avons fait dans la plus pure tradition Paradise Lost.
Pourquoi n’êtes-vous plus chez EMI ? Avec EMI, nous avions un contrat pour seulement deux albums, "Host" et "Believe In Nothing". Le deal terminé, nous étions alors libres pour voguer vers de nouveaux horizons, en l’occurrence le label GUN. Mais tu sais, EMI a dépensé beaucoup d’argent et a vraiment cru en Paradise Lost. Nous nous sommes d’ailleurs fait pas mal d’amis chez eux.
Votre site Internet est très riche et particulièrement esthétique : en ce début de XXIe siècle, pensez-vous que ce média soit devenu indispensable pour un groupe moderne, tant en terme de communication qu’en terme d’image ? Internet est effectivement un outil extrêmement important et c’est de plus une véritable mine d’information, en constante évolution. Tu as littéralement le monde entier au bout de tes doigts et il est bien entendu TRÈS important pour nous d’être présents sur le net, ce qui nous permet d’avoir la chance de communiquer avec nos fans et de connaître ainsi leur opinion. J’ajouterais qu’Internet est devenu l’une des dernières véritables armes pour un groupe indépendant. Et en ces temps où les journalistes ont une opinion faisant quasiment office de parole d’évangile, avoir son propre médium pour véhiculer la vérité est vraiment très pratique…
Vous êtes depuis plusieurs années LA référence en matière de métal gothique : comment assumez-vous ce lourd statut ? Une référence… Pas si sûr. En fait on n'y pense pas trop. Mais je me sens très flatté que des gens continuent d’écouter et d’apprécier notre musique après plus de quatorze ans. Tu sais, cela a été une fantastique expérience que de jouer dans Paradise Lost durant toutes ces années, de pouvoir faire ce que l’on veut, quand on veut… Pour moi, c’est cela le véritable "alternatif". |  |  |  | | |  | |
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