|  Propos recueillis en mai 2004
PROCHAINE SORTIE : "Particle & Waves" |
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|  |   |  |        | | Par Bertrand Hamonou | | Photos Janne |
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| |  Les premiers pas discographiques des Cranes remontent à la première cassette de démos du groupe, "Fuse", jamais sortie et enregistrée en 1986. De ces essais, seul le titre Fuse sera conservé et paraîtra sur leur premier album, "SELF-NON-SELF", en 1989. Le mélange est curieux et pose les bases d’un style nouveau, où les arrangements torturés de Jim Shaw trouvent écho dans les berceuses que chante, de sa voix enfantine, sa sœur Alison. "WINGS OF JOY", agrémenté d’une réédition CD de "Self-Non-Self", sort en 1991. Plus travaillé que le précédent, il présente un son plus chaud et des compositions moins torturées. S’ensuit "FOREVER" en 1993, l’album de tous les succès et de la reconnaissance. Non contents de collectionner des titres qui sont aujourd’hui considérés comme des classiques, tels que Adrift, Cloudless ou Jewel, le groupe passe sous la coupe de Robert Smith et se paye le luxe d’une tournée mondiale avec The Cure. Le courant passe à merveille, et les grues s’installent sur le chantier de "Forever Remixes", auquel participent Robert Smith, Ivo Watts-Russel (qui reprendra d’ailleurs un titre des Cranes des années plus tard pour son projet The Hope Blister) et J.G. Thirlwell de Foetus. La voix si charmante d’Alison devient même démoniaque sur le remix que J.G. Thirlwell concocte pour Clear. L’année suivante voit l’arrivée d’un autre bijou, "LOVED", qui apporte aussi son content de classiques comme Shining Road et Paris and Rome. Les guitares sont un rien désaccordées, et l’album n’en est que meilleur, le groupe n’ayant rien perdu de sa magie ni de sa créativité toute originale. Exit les guitares et l’anglais pour "La Tragédie d’Oreste et Electre", sur lequel Alison lit "Les Mouches" de Jean-Paul Sartre, dans un français qu’elle apprécie bien plus qu’elle ne maîtrise. Sorti en 1996 en édition limitée à 10000 exemplaires, cet album fait la part belle aux samplers, aux nappes de synthé et aux flûtes, mais ne convainc pas forcément. Le groupe retrouve ses guitares et sort "POPULATION FOUR" en 1997, qui manque de séduction car trop propre et trop conventionnel de la part d’un groupe pourtant si particulier. Les compositions sont largement en deçà des précédents opus, sur lesquels Cranes capitalisera alors la même année en sortant la compilation "EP Collection, Vols 1 & 2", un condensé des points forts des épisodes précédents. Le groupe se fait discret pendant près de quatre ans, et après un album avorté en 1998, sort finalement le bluffant "FUTURE SONGS" en 2001, plus électronique qu’à l’accoutumée, et qui définit le nouveau son du groupe. Reprenant alors la route, ils enregistrent le très bon "Live in Italy" en 2003, et s’attellent à l’écriture de leur dernier album en date, le lumineux et froid "PARTICLES & WAVES", digne successeur de "Future Songs". | |  | | |  |  |       | |
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