|  Propos recueillis en novembre 2004
DERNIÈRE SORTIE : Siouxsie & the Banshees "Downside Up" |
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|  |   |  |    | | Par Frédéric Thébault | | Photo D.R. |
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| |  Le premier album du groupe, attendu avec ferveur, voit le jour en 1978. "THE SCREAM" est d'emblée très éloigné des standards punk de l'époque. La rage a cédé la place à la tension et à la déprime, et l'album donne le ton, premier manifeste cold-wave / post-punk. Un must. En 1979 "JOIN HANDS" plonge encore plus dans la noirceur et perd toute vigueur, à l'exception du single Playground Twist et reste, même aujourd'hui, difficile à écouter. Rien d'étonnant que le stress de la musique déteigne sur le groupe : guitariste et batteur tirent leur révérence, laissant Siouxsie et Severin dépités. Mais le duo surmonte les difficultés, embauche un batteur de talent, Budgie, et à l'aide de divers guitaristes, nous pond en 1980 un chef-d'œuvre d'inventivité, bourré de feeling, d'ambiances étranges et mystérieuses à souhait : "KALEIDOSCOPE". "JUJU", en 1981, reste dans la même veine, délaissant quelque peu le synthé apparu sur l'album précédent pour retrouver les sonorités d'une guitare acérée et tranchante, celle du génial musicien John McGeoch. Le meilleur album pour bon nombre de fans. En 1982, l'apport de McGeoch est manifeste et le résultat, brillant : "A KISS IN THE DREAMHOUSE" a abandonné la rugosité des précédents albums au profit d'un psychédélisme halluciné. Petite pause en 1983 pour un live, "NOCTURNE", trop moyen, et première escapade des membres du groupe. Steven Severin part jouer avec Robert Smith de The Cure, qui a déjà tourné avec eux lors des temps difficiles, et c'est l'album, unique, de The Glove, barjot et allumé. Pendant ce temps-là Siouxsie et Budgie aboutissent les envies de percussions de ce dernier et fondent The Creatures, dont résulte un album, "Feast", difficile d'accès (plutôt joyeux !) et très personnel. McGeoch renvoyé à cause de ses accès de déprime, Siouxsie & the Banshees récupère alors Robert Smith, qui participe à l'album "HYÆNA", paru en 1984. Celui-ci affiche effrontément son lyrisme exacerbé, et touche de sa grâce tous ceux qui n'avaient pas encore craqué auparavant pour le groupe. Dear Prudence est un single qui fera date. Mais Smith retourne à The Cure, et Siouxsie & the Banshees doit à nouveau trouver un guitariste. Ce sera John Valentine Carruthers, un ex-Clock DVA, qui ne restera que le temps des deux albums suivants : "TINDERBOX" en 1986, est plus gothique que jamais, et reste un must pour de nombreux fans ; "THROUGH THE LOOKING GLASS" en 1987, est réussi mais très anecdotique, car il consiste uniquement en reprises aussi diverses que variées (Billie Holiday, Iggy & The Stooges, Bob Dylan, The Doors...). Dès 1988, c'en est définitivement terminé avec les ambiances sombres : le single Peek-a-Boo est un délire dub-rap drôle et plein de vie, qui ouvre le très beau "PEEPSHOW", moins fun mais bourré d'émotions à fleur de peau, de tendresse et de romantisme. En prime, deux nouveaux musiciens, à la guitare et aux claviers, et un nouveau look à la Louise Brooks pour Siouxsie. Le groupe ralentit désormais ses publications, même s'il tourne beaucoup, et Siouxsie et Budgie relancent les Creatures pour un très réussi "BOOMERANG" en 1990. En 1991, "SUPERSTITION" continue dans la même veine, toujours aussi lyrique et doux, avant l'opus final, qui revient légerement aux sources : "RAPTURE", en 1995. Puis c'est le split, les Creatures reprennent le flambeau, et Severin travaille en solo. "THE SEVEN YEAR ITCH", sorti en 2003, est le premier album publié après la dissolution du groupe. Il s'agit d'un témoignage live de la reformation éphémère de Siouxsie & the Banshees en 2002, mais complètement raté, hélas. Signalons également une compilation d'importance : "Once Upon a Time" en 1981, indispensable si l'on ne connaît pas la première époque du groupe, et surtout la toute récente, "Downside Up", qui regroupe l'intégralité des faces B sur 4 CD. | |  | | |  |  |             | |
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