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|  | | Everybody Knows | |
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|  | | "We will be kissing the sun, everybody knows !". Il y a fort à parier que le titre du nouvel album de The Young Gods, "Everybody Knows", provient tout droit des paroles de Kissing the Sun, titre survotlé et tellement représentatif du Young Gods old school tel que le groupe l'enregistrait sur "Only Heaven" en 1995. Depuis, les choses ont un peu changé, des albums surprenants, hors scope, hors des sentiers battus, se sont succédé au fil des ans : le très électronique "Second Nature" (2000), l'ambient "Music for Artificial Clouds" (2003), l'acoustique "Knock on Wood" (2009), et autant de créations inédites (“Griots and Gods” avec Dälek, le concert célébrant les quarante ans de Woodstock) ou de projets annexes en solo. Autant d'expériences inédites pour une formation d'ordinaire promise au déluge de décibels, un temps qualifiable de meilleur groupe de rock à guitares... sans guitares. Et ces guitares que l'on cachait dans des samples acérés sont finalement apparues au premier plan lors de récents concerts acoustiques mémorables. Elles sont aussi devenues essentielles aux compositions du groupe depuis l'album "Super Ready / Fragmenté". Et c'est un melting pot de cette nouvelle donne, de ces nouvelles expérimentations acoustiques, électroniques ou ambient que propose aujourd'hui "Everybody Knows". Un peu comme si ils avaient choisi un refrain que tous les fans connaissent, en lui donnant une nouvelle allure, une nouvelle force, une nouvelle signification, une nouvelle couleur. Oui, tout le monde sait de quoi sont capables aujourd'hui les Young Gods, tout le monde sait qu'ils ont désormais plus d'un tour de carte dans leurs manches, et ils le prouvent sur ce onzième album studio plus hétérogène et sans doute moins direct que n'importe lequel de leurs précédents disques. |  | | Bertrand Hamonou |  |
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|  | | Road Eyes | |
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|  | | Cela faisait un moment que tout le monde l'attendait, tout au moins ceux qui ne s'étaient toujours pas remis de leur précédente expérience avec "Out of the Angeles", sorti en 2006. Victimes d'une tournée à rallonge en Angleterre puis aux USA, ainsi que des rituels reports de date de sortie, Amusement Parks on Fire aura finalement mis quatre années pour nous faire parvenir "Road Eyes". Et quel disque ! Le groupe de Nottingham enfonce le clou, allie la fougue impétueuse de la jeunesse au chant shoegazer de Ride et aux murs de guitares de My Bloody Valentine, pour un troisième album sans erreur. Du premier au dernier titre, le groupe, emmené par l'infatigable Michael Feerick, est en régime de croisière, les pédales d'effets dans le rouge et les refrains dans le vert ; tout s'enchaîne avec brio sur un album de neuf titres presque trop court. Épiques et surexcitées, les compositions d'Amusement Parks on Fire n'ont pas à rougir face à celles de leurs aînés, car ce chant jeune et insaisissable et ces mélopées compressées entre des guitares sauvages qui tournoient sans limites, transforment l'impalpable en un matériau lourd, beau et terriblement puissant au service de chansons redoutables. |  | | Bertrand Hamonou |  |
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|  | | How To Weigh The Human Soul | |
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|  | | On avait déjà jeté une oreille plus qu'attentive au premier album de Burn The Negative, “In The Atmosphere”, paru en 2009, et ceux qui avaient apprécié la post-new-wave du groupe espéraient bien qu'il n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. C'est donc chose faite avec ce plus-que-parfait second disque. Résumons : Burn The Negative est constitué de vieux briscards (plus de 35 ans ?), biberonnés à Cure et Depeche Mode, mais probablement aussi à Underworld (beaucoup) et autres combos électro-spleeneux des années 90. Ils sont fans de Japan, les amateurs le verront tout de suite, le groupe mythique de la fin des seventies un peu oublié aujourd'hui ("Gentlemen Take Polaroids", ça vous dit quelque chose ?). Ils savent écrire une chanson, et y glisser tout ce qui enthousiasme les foules : une voix chaude et sensuelle, avec ce brin de tristesse qui séduit les filles, des guitares électriques en retrait, énergiques, juste ce qu'il faut, une basse très présente, des gimmicks dance mêlés à des nappes de synthés douces et caressantes qui tourbillonnent dans votre tête, et enfin, une rythmique énervée certifiée conforme aux pistes de danse. Il y a de la classe, de l'intelligence, de l'honnêteté, et de l'émotion. Beaucoup d'émotion. Et pour ne rien gâcher, et malgré le look improbable du chanteur, Burn the Negative apparaît comme la réunion de braves types sans frime, pas dupes d'un succès qu'on leur souhaite énorme. |  | | Frédéric Thébault |  |
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|  | | Dada Bandits | |
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|  | | Jolie révélation venue du froid, de Finlande plus précisément, Rubik fait sensation avec sa pop bigarrée, proche de celle de Los Campesinos ou de I Am From Barcelona. L'instrumentation, comme chez les groupes précités, recourt à une gamme large, et décline le genre pop selon un éventail ouvert et haut en couleur. Il résulte de ce procédé onze morceaux remuants, sans prise à l'ennui, et un second album impeccable, véritable antidote à la morosité ou à un état mental faiblissant. Entre finesse pop et rudesse rock, Rubik trouve le juste équilibre et, comme chez les Gallois cités plus haut, associe les voix avec justesse. On se réjouira ainsi autant de l'étincelance d'un You Jackal!!, que de la vivacité de Radiants, et les mélopées les plus soignées qui soient, voisinent avec des élans noisy bienvenus, le tout orné de sons ingénieux, émanant de cuivres ou de synthés. Jubilatoire, “Dada Bandits” séduit très vite, par la qualité de ses compositions certes, mais aussi par ce côté désordonné qui n'empêche nullement la bonne tenue d'ensemble, et Rubik signe un disque à l'image du label bordelais qui en gère la sortie: différent, singulier, et hautement probant dans l'univers qu'il impose et met en place. |  | | William Dumont |  |
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