Tricky
Vulnerable
[Anti-]

Ceux qui ont "visité" la pauvre expo photo de Tricky au Palais de Tokyo à Paris (un "accrochage modeste" prévient-on à l'entrée, en fait une vingtaine de tirages numériques grand format maladroitement scotchés aux murs) se seront consolés en découvrant en fond sonore et en avant-première le nouvel album du bad boy de Bristol. Après les deux sans-faute que représentaient "Juxtapose" et surtout "Blowback", on était curieux de redécouvrir un Tricky qu'on disait définitivement apaisé. C'est le cas effectivement, et cet album explore davantage le côté mélodique que le versant torturé de la musique du personnage, même si Tricky dégaine les grosses guitares sur quelques morceaux (Moody, How High). La grande nouveauté de ce disque, c'est bien sûr l'intronisation de Constanza Francavilla comme nouvelle voix féminine officielle. Pas une totale inconnue d'ailleurs, puisqu'elle apparaissait déjà sur le titre My Head de la réédition 2 CD de "Blowback" il y a tout juste un an. Sans faire totalement oublier Martina, elle démontre certaines qualités et sa voix s'accorde parfaitement avec les interventions rugueuses de Tricky. À noter que ce dernier avait envisagé dans un premier temps de ne pas chanter du tout, ce qui nous aurait privé d'une osmose vocale de tout premier ordre. Sans mauvaise surprise, mais sans réel point culminant non plus, "Vulnerable" déroule 45 minutes de très bon Tricky, une recette aujourd'hui éprouvée à base de pop sombre, de rythmiques arides et de fulgurances heavy. Très homogène, "Vulnerable" est peut être son album le plus honnête, à défaut d'être le meilleur.

Eric Semenzin



The Dandy Warhols
Welcome to the Monkey House
[Capitol]

Il paraîtrait que David Bowie, Robert Smith et Trent Reznor sont fans des Dandy Warhols. C'est le genre d'indice qui devrait mettre la puce à l'oreille. D'autant qu'avec leur précédent album, "Thirteen Tales from Urban Bohemia", le groupe a déjà séduit un large public en Europe. Autant de raisons qui poussent à prêter attention à ce quatuor américain (originaire de Portland dans l'Oregon), enfant du rock biberonné au Velvet Underground, auquel la pochette de cet album (une banane !) fait à nouveau référence. Produit par les illustres Nick Rhodes (de Duran Duran) et Tony Visconti (producteur, entre autres, de Bowie) "Welcome to the Monkey House" s'octroie également les collaborations de Nile Rodgers de Chic à la guitare sur un morceau (I am a Scientist), de Simon Le Bon, chanteur de Duran Duran (sur Plan A) et de Evan Dando (ex-Lemonheads). Pour ce quatrième opus un habillage électronique s'est ajouté aux compositions rock pour un effet des plus rutilants, comme en témoigne leur imparable nouveau single We Used to be Friends. On y trouve toujours des influences rock psyché et glam, glanées chez les Stooges, T-Rex ou même Love & Rockets (dont les Dandy ont fait la première partie au début de leur carrière), mais les Dandy Warhols ont l'art d'ajouter ce petit "Maggi Kub" qui fait oublier ce que le plat peut comprendre de réchauffé ! Et il est difficile de ne pas succomber à leurs rengaines nonchalantes, sensuelles et magnétiques, largement plus convaincantes que celles de leurs homologues Strokes ou Vines.

Laure Cornaire



Das Ich
Relikt
[Danse Macabre / XIII Bis]

Pionniers de la mouvance gothique/dark wave des 90's, Das Ich aura su durant quinze ans sauter allègrement d'un lyrisme glacial tout germanique aux rythmes saccadés d'hymnes pour dancefloor, tout en conservant un son pour le moins singulier et reconnaissable entre mille. Un an après son dernier opus "Anti' Christ" (cinquième du nom) et trois ans après une première compilation "Re-Kapitulation" destinée au marché US, le duo bavarois nous refait le coup du bilan. Malheureusement, bien moins intéressant que l'album de remixes "Re_Laborat" sorti en 99, "Relikt" exhale aujourd'hui des relents de pétard mouillé. Car si Das Ich semble avoir voulu à tout prix éviter le piège de la compil-tirelire sans surprise, il n'en demeure pas moins que certains partis pris ne cessent ici de nous surprendre. À commencer par un tracklisting plutôt étrange qui fait passer aux oubliettes certains titres phares comme Der Schrei, Bin ich es Dem ou Lügen und das Ich (qu'il faudra aller chercher sur le deuxième CD de l'édition limitée) au profit de compositions parfois bien moins emblématiques (Reanimat). Et que dire de cette relecture fadasse de Destillat à laquelle nous aurions largement préféré la fameuse version de VNV Nation ou encore ce remix foireux de Gottes Tod, à des années lumière des splendeurs gothiques de son original. Et si Kain und Abel, Unschuld Erde, Von der Armut, Kindgott et autre Das dunkle Land sont bel et bien présents sur ce "Relikt", difficile de ne pas ressentir une certaine frustration lorsque résonnent les dernières notes de piano de Jericho qui clôturent cette compilation franchement bâtarde. Loin d'être indispensable pour le béotien à qui l'on conseillera d'aller plutôt s'offrir "Die Propheten" ou "Egodram", cette collection ne comblera pas non plus le fan, que ces quelques "unreleased versions" douteuses et autres remixes sans intérêt ne duperont sûrement pas. Un beau gâchis.

Stéphane Leguay



Dånzen Jetzt
Ålles Will Los 2
[Klangkrieg]

Chlorgeschlecht, Transformer Di Roboter ou Ensemble sont trois des nombreux autres projets des membres de Dånzen Jetzt. Trois entités différentes dont on retrouve néanmoins l'influence sur bon nombre de morceaux de cet EP, à tel point qu'on se demande si cet énième groupe de Olivier Alary, Johannes Malfatti et Alex Kloster ne serait pas juste un prétexte pour sortir les compositions les plus dissemblables possibles sur un même disque ! "Alles Will Los 2" démarre en effet dans une ambiance des plus sereines, assez proche des compositions mélodiques de Ensemble (le projet d'Olivier Alary chez Rephlex) durant les dix premières minutes (soit la face A de ce disque uniquement disponible en vinyl, précisons-le)... mais chassez le naturel, il revient au galop, et tous les projets de ces fous furieux ressurgissent tour à tour sur la deuxième face qui regorge de trouvailles sonores plus délirantes les unes que les autres, rappelant souvent les mélodies 8 bit de Transformer Di Roboter (Hunde), ou de samples très drôles de publicités et d'annonces de concerts d'une radio québécoise (Montreål Style). Comme chez Chlorgeschlecht, les morceaux sont très courts et le tout s'achève sur Dånzen mit di Roboter, titre clin d'œil aux différentes entités de ce combo aussi déjanté que créatif.

Carole Jay



Hood
Singles Compiled
[Misplaced Music]

Avant de réussir l’intelligente alchimie entre électro, rock et post-rock qui caractérise leurs deux très bons derniers albums "The Cycle of Days and Seasons" (1999) et "Cold House" (2001), les anglais de Hood, dont les premiers disques datent des années 90, ont commencé par une pop noisy un peu approximative, qui s'est éclaircie et enrichie d'électronique au fil des années. Cette compilation, qui fait suite à une première nommée "Structured Disasters" (Happy Go Lucky, 1997), soulagera tous ceux qui se sont perdus dans leur discographie pas franchement accessible (faite d'albums, singles, collaborations et compilations souvent introuvables) en rassemblant sur deux disques pas moins de huit des singles que Hood a sorti entre 1995 et 1998, ainsi qu'une quinzaine de morceaux inédits, pour un total conséquent de 59 morceaux oscillant entre noisy pop, lo-fi et expérimentations électroniques selon les époques et les humeurs du groupe. À noter que sort simultanément et toujours chez Misplaced Music "Compilations 1995-2002", une autre collection très intéressante de raretés sorties sur divers split singles et compilations. De quoi découvrir cet excellent groupe pour ceux qui l'auraient raté, et surtout de quoi patienter en attendant une suite (pour l'instant hypothétique) à "Cold House".

Renaud Martin



Lexaunculpt
The Blurring of Trees
[Planet Mu]

Deux EP, une poignée de split singles et quelques apparitions sur des compilations, voilà tout ce que l'on avait à se mettre sous la dent concernant Lexaunculpt jusqu'à maintenant. Il était donc temps que ce premier album arrive... Et quatre ans après "Double Density", son dernier EP en date, on était en droit de se demander si la musique d'Alex Graham avait tout simplement changé. Pas vraiment si l'on écoute Le Elancholia, qui s'inscrit dans la lignée de morceaux comme Anburl (qui concluait le très bon "Oh Here's Some Noises"). Et pourtant, même si les influences indéniables de Autechre (Has Been Trying Not to Wonder, The Unmute Clipon Revolver) ou Aphex Twin (Ninety-seven Cars and Free Love) pointent encore parfois le bout de leur nez, impossible de ne pas tomber sous le charme de ces compositions desquelles se dégage un style unique et toujours parfaitement identifiable. Avec "The Blurring of Trees", Lexaunculpt nous offre une collection de morceaux soignés, élaborés dans la plus pure tradition des orfèvres de l'electronica, à ce petit détail près qu'il manie le mélange des styles à la perfection. Triturer des notes de piano et des sections de cordes au beau milieu de textures électroniques ne lui fait visiblement pas peur, et ce sens du détail allié à la subtilité des harmonies fait de cet album un très beau mélange de styles, pas si éloignés que cela les uns des autres...

Carole Jay



Love & Rockets
So Alive
[Psychobaby]

Les albums live ont, en général, deux types d'utilité. Soit ils sont l'occasion de figer dans le temps une époque précise et ils permettent ainsi de revenir sur un son et des morceaux qui la caractérisent, soit ils font simplement office de "best of" et permettent de découvrir une sélection du meilleur de la discographie d'un groupe. Ce n'est ici ni à l'un ni à l'autre de ces deux cas de figure que l'on a à faire. Le choix des titres est plutôt saugrenu (mais où est American Dream !?) et les versions ne sont pas vraiment excitantes. Les guitares sont plus "heavy" que vraiment empreintes du son et du traitement si particulier que le groupe a toujours su leur accorder, et le chant est parfois trop primaire pour être vraiment charmeur. Un son brut, trop brut, vraiment "live", qui n'est pas du tout représentatif du groupe et donne un côté brouillon et gras à des compositions que l'on a connu bien mieux traitées. "So Alive" compile deux concerts enregistrés en 1987 et en 1996 et l'on ne regrettera franchement pas de ne pas y avoir assisté. En attendant un hypothétique passage de Daniel Ash dans notre pays, on pourra profiter de l'occasion pour se pencher à nouveau sur la discographie abondante et quasi parfaite de Love & Rockets. L'expérience sera nettement moins hasardeuse.

Christophe Labussière



M83
Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts
[Gooom/Labels]

M83 est le nom d'une galaxie. C'est aussi celui d'un groupe prometteur, originaire d'Antibes, qui pratique une musique cosmique et intemporelle. À mi-chemin entre électronique et ambient, leur deuxième opus révèle des atmosphères oniriques et colorées, un rien mélancoliques. Les samples les plus variés ont droit de cité dans cet album dont chacun des titres explore un nouvel univers sonore. Sur fond de volutes synthétiques entêtantes ou planantes s'incrustent des envolées lyriques ou noisy. Avec finesse et intelligence les deux acolytes réussissent une alchimie musicale qui apporte énergie et émotion à l'électronique, sans jamais se départir de leur sens inné de la mélodie. C'est certain, le charme opère. Très bien accueilli par le public lors de leurs prestations scéniques, il est fort à parier que ce jeune duo galactique ne sera pas une étoile filante mais au contraire continuera à rayonner sur la scène électronique hexagonale.

Delphine Payrot



Miss Kittin
Radio Caroline Volume 1
[Labels]

Après son succès international aux côtés de The Hacker et ses nombreux sets DJ en Europe et aux États-Unis, Caroline Hervé alias Miss Kittin compile sous le nom "Radio Caroline" une sélection personnelle et tout en finesse de perles électroniques bien éloignées du mood 80's ambiant. Entrecoupés de ses propres interventions en anglais, avec un accent et un phrasé feutré qui fait toujours vibrer les non francophones ("I was born in 1973 in Grenoble...this is my life, this is my radio"), la miss nous entraîne pour une visite intimiste de son univers. Et l'on est entre de très bonnes mains. Ici Autechre et Pan Sonic cohabitent avec d'autres petits bijoux aux sonorités parfois plus minimalistes, parfois plus house, mais avec une constante admirable ; en effet, l'ensemble est particulièrement cohérent, calme, mélancolique, cotonneux, tous cohabitent en parfaite harmonie. Cette compilation de 19 titres, variée mais donc parfaitement homogène, permettra de réhabiliter la DJ française et surtout nous autorisera la découverte de quelques petites perles. À savourer en attendant le premier album "solo" de Miss Kittin sur laquelle elle travaille actuellement.

Christophe Labussière



Nod
The Story of the Three Little Pigs and the Big Bad Wolf
[Cold Meat Industry]

Cette nouvelle référence (CMI120) du label Cold Meat Industry est surprenante. Tout d'abord, elle déroge à la sacro-sainte règle du label qui voulait jusqu'à présent que toutes les dix sorties correspondent à une compilation. Ici pas de compilation mais l'album du groupe suédois Nod, qui nous raconte à sa manière l'histoire bien connue des trois petits cochons et du grand méchant loup... Roger Karmanik aurait-il pété les plombs et décidé de transformer son label en maison de disques premier âge ? Pas vraiment, d'autant plus que le loup et le cochon trucidés qui ornent la pochette du CD ne sont pas sans évoquer l'univers visuel cher à "l'industrie de la viande froide". Musicalement pas d'erreur non plus, on oscille entre power electronics (The Beast in the Arms of God) et plages ambient inquiétantes (And Enemy You Are), agrémentées par moments d'une douce voix féminine, parfaite pour raconter le plus cruel des contes pour enfants... Un mauvais point cependant, il est très difficile, voire impossible de déchiffrer les paroles transcrites sur le livret/poster à cause d'une police de caractère peu lisible. Dommage car on aurait peut-être ainsi mieux saisi tout le sens de cette "amusante" parabole du manichéisme.

Carole Jay



The Razor Skyline
The Bitter Well
[Cop]

Il faut remonter à 1996 pour retrouver une trace du terme "agro goth". Associé au nom de cette formation américaine et de son premier et excellent album "Journal of Trauma", cette rencontre aura été une vraie surprise. Mais que l'on ne se méprenne pas, "agro" est censé souligner le côté agressif de la musique et non l'origine socioprofessionnelle du combo. Et il était bien dommage de les étiqueter aussi rapidement alors que leur particularité était précisément leur singularité. The Razor Skyline se caractérise en effet par une vraie personnalité qui rend toute comparaison difficile. Torturé, c'est probable, sombre c'est certain. Des guitares acérées, et surtout un chant féminin, presque lyrique, très en avant ; un mélange savant pour de splendides mélodies. Avec "The Bitter Well" la voix est encore plus libérée que par le passé et les guitares plus tendues, deux spécificités qui, si elles peuvent apparaître à certains comme des points faibles, deviendront des caractéristiques originales et solides pour qui saura les apprivoiser. Le tout est habillé d'une pochette superbe et masterisé par Paul Stubblebine (qui aurait travaillé avec Joy Division et New Order, mais franchement, ça n'a aucune importance).

Christophe Labussière



Señor Coconut
Fiesta Songs
[Naïve/Ping Pong]

Plus connu comme l'un des maîtres de la scène électronique avec Lassigue Bendthaus, Atom Heart et une dizaine d'autres projets exceptionnels, Uwe Schmidt a pour la première fois fait son apparition derrière le pseudo Señor Coconut en 1997 avec "El Gran Baile", suivi par "El Baile Alemán" en 2000, un deuxième album composé de reprises de classiques de Kraftwerk, dans des versions revisitées, estampillées "merengue", "cha-cha-chá" ou "cumbia"... Au résultat, une des plus spectaculaires représentations de la folie à l'état brut du génie allemand, installé au Chili depuis 1996. Aujourd'hui, le savant fou réitère l'expérience mais choisit pour cibles Deep Purple, les Doors, Michael Jackson, Jean-Michel Jarre... Alors, que dire de "Fiesta Songs" et de sa pochette surréaliste, si ce n'est que la transformation de chansons que l'on n'a jamais vraiment écoutées à une sauce à laquelle on n'a jamais goûté, si elle ne les rend pas spécialement digestes, a le mérite de nous proposer une expérience... inoubliable.

Christophe Labussière

Express

Le packaging de "Preferential Tribe" est absolument superbe et comblera forcément tous les fans de :Wumpscut:. Et il ne laissera sûrement pas les autres indifférents. Surtout s'ils n'ont pas encore en leur possession la version originale du vinyl "Preferential Legacy" (1995), ou de "Music for a German Tribe" (1997) tous deux réédités ici. Une nouvelle pièce de choix constituée de deux CD qui s'ajoute à l'interminable discographie de Rudy R. Celle-ci s'étoffe pour l'occasion d'une poignée d'inédits, raretés et de remixes qui accompagnent cette réédition. Souhaitons juste que Rudy cesse rapidement cette série de dépoussiérage et qu'il s'attelle enfin à nous proposer quelque chose d'un peu plus frais.
Prenez un flot de drum'n'bass dans lequel le rythme s'affole et les beats sèment le trouble, superposez-y (!) un souffle jungle, et vous aurez "Interlope" de Chip Jokey. Chip pour leur volonté de maîtriser la machine et de ne pas se laisser commander par elle. Jokey pour l'amour du live et de l'improvisation. Si c'est en improvisant sur les dance-floors qu'ils exercent au mieux leur art, on appréciera pourtant leur prestation figée ici (et peut-être un petit peu longue) mais absolument imparable. Frénétique !
De splendides mélopées et une basse entêtante, une électro mid-tempo presque éthérée, une rythmique hypnotique mais sereine, voire mélancolique, un chant murmuré et des arrangements charmeurs, Pulby offre avec son second EP intitulé "The Soundfreeze" quatre titres vraiment excitants. Une très bonne raison de surveiller de près les activités de cette formation et celles de Dead Digital, le tout jeune label électro mancunien qui nous offre ce petit bijou.
French touch spatiale, électro-techno old school, house sombre, le tout constamment sous l'emprise du spectre de John Carpenter, "Astropionneers" est composé comme la bande originale d'un film rétro-futuriste (!). Cet album de The Eternals démarre sur les chapeaux de roue et reprend là où "Clean" de Cosmo Vitelli s'était arrêté. Les sons en sont très proche, l'ambiance voisine et surtout, tout aussi efficace ! Du moins en ce qui concerne la première partie du disque, particulièrement excitante, mais qui s'enlise malheureusement dès la seconde moitié dans des ambiances désordonnées, fatigantes et plutôt incongrues. Tiens, comme un film de Carpenter. Dommage, on adorait presque.

Christophe Labussière