And Also the Trees
Further From the Truth
[EFA]

Si le terme de groupe culte est trop souvent galvaudé, il y a incontestablement une formation sur laquelle tout le monde est toujours tombé d'accord, And Also the Trees. Les frères Jones sont en effet parvenus à inventer un son unique et à développer une atmosphère très particulière, puisant dans l'émotion brute. Un groupe singulier, qui de surcroît a réussi ce que peu parviennent à faire, Simon Huw et Justin Jones transcendent en effet toute la tension de leurs compositions lorsqu'ils les interprètent sur scène, transformant chacun de leur concert en d'inoubliables rencontres avec leur public.
"Further From the Truth" fait suite à "Silver Soul" sorti il y a maintenant cinq ans. Les onze nouvelles compositions qui le constituent n'ont ni l'emphase de leurs premiers albums, ni la noirceur des suivants, mais il s'en dégage une sérénité et une douceur simplement charmantes. Si Justin déclare au sujet de ce disque "il faut plusieurs écoutes pour le comprendre", c'est qu'il est véritablement nécessaire de prendre le temps de le découvrir, de tenter de le dompter et de s'en imprégner pour le savourer pleinement. Non pas que son accès soit difficile, il est au contraire de premier abord particulièrement accessible tant les compositions sont homogènes, mais c'est qu'il est certainement plus intimiste encore que ce à quoi le groupe nous avait habitués jusque-là, simple, sans fioriture ni débauche de moyens. Comme si ce "Further From the Truth" nous rapprochait encore plus de ces génies à la sensibilité inusable et hors du temps.

Christophe Labussière



Archive
Michel Vaillant
[East West]

Plus qu'une simple bande-originale de film dont le thème aurait pu vampiriser les compositions de Archive, la nouvelle production de Luc Besson nous permet de découvrir un véritable album. On retrouve en effet d'entrée toute la classe à laquelle les rejetons de Radiohead et de Pink Floyd nous ont habitués. Cette BO a donc presque tout pour être le très digne successeur de "You All Look the Same to Me", si ce ne sont quelques moments d'égarement vraiment malvenus qui tentent à quelques reprises de baisser démesurément le niveau de l'album. En effet, comment supporter Nothing titre criard et sans âme, Friend qui tout au mieux ferait une bonne face B d'Oasis, ou pire, Nightmare Is Over qui atteint des sommets de niaiserie avec un chant ridicule et une orchestration gnangnan. Mais fort heureusement, au final le bilan n'est pas trop négatif, car si l'on doit admettre que ce sont peut-être des impératifs cinématographiques qui ont amené Archive à parsemer ces quelques écueils sur ce nouvel album, la force des morceaux qui les entourent parvient sans problème à maintenir la cohérence de l'ensemble. Si l'on écarte les trois titres en question, "Michel Vaillant" s'avère être une pièce de tout premier ordre à ajouter à la discographie du groupe. Archive maîtrise toujours la gestion de ses effets, s'évertuant à distiller l'essentiel avec un minimum de moyen. Une vraie dextérité à combiner une emphase très personnelle à un songwriting impeccable. L'album est une fois encore hypnotisant, tout est contenu, retenu. Un bon cru.

Christophe Labussière



Collide
Some Kind of Strange
[Noiseplus Music]

Collide revient avec un quatrième album, "Some Kind of Strange", où les amateurs retrouveront ce qui faisait déjà le succès des précédents, avec de nouvelles nuances cependant. Tout d’abord, on y trouve des textures de guitares chères à Trent Reznor, ensuite les rythmes joués sur une vraie batterie (par cEvin Key sur Euphoria) rappellent "The Fragile" de Nine Inch Nails qui devient ainsi la nouvelle référence légitime de ce groupe présenté à ses débuts comme un compromis entre Curve et Front Line Assembly. Le chant de Karin est toujours plus susurré que vraiment libéré, s'offrant même une danse orientale sur Tempted. Si le tempo général de l'album est assez lent, à la manière du précédent "Chasing the Ghost", la vraie nouveauté réside dans l’utilisation de guitares sèches. Car s’ils disent ne pas être des musiciens traditionnels, Karin et Statik n’en oublient pas moins d’incorporer ici ou là quelques notes destinées à sauver l’auditeur noyé sous les couches et sous-couches sonores. Modify contient cette dimension si profonde confrontée à la ritournelle enfantine du chant de Karin, qu'elle ne livre ses secrets qu’après plusieurs écoutes. Le fan de la première heure sera étonné de trouver des chansons telles que Slither Thing, Inside et Shimmer qui semblent destinées aux radios FM car immédiatement accessibles et presque trop polies. Mutation et Complicated restent cependant dans la plus pure tradition du duo, rythmique lourde, voix susurrée et riffs de guitares mélangés aux triturations électroniques habituelles. Un album néanmoins tout en douceur.

Bertrand Hamonou



David J
Estranged
[Heyday]

Si elle est moins connue que celle de ses collègues Peter Murphy et Daniel Ash, la carrière solo de David J n’en est pas moins conséquente : sept albums, deux EP et une poignée de singles depuis 1981 ! Malheureusement, ce n’est pas ce nouvel opus qui va lui permettre de ramener à lui le public de ses formations précédentes. Car le fan de Bauhaus et Love and Rockets sera bien désappointé en écoutant ce "Estranged" terriblement pop/folk. La première écoute peut même se révéler pénible pour qui est allergique à la folk américaine gorgée de guitare slide alanguie, de violons exaltés et de chœurs suaves. Néanmoins, si l’on a le courage de s’attarder un peu sur le disque (et de passer outre l’irritant Guitar Man), on y découvre quelques titres plus décalés et sombres, tels que le pluvieux Ruined Cities, le crépusculaire Crashed ou le schizophrénique Bright in Your Absence. Et même si certaines mélodies rappellent les morceaux les plus lumineux de Love and Rockets (If Anything Should Ever Happen to You, le refrain d’Arc of Return, Time in the Sun), "Estranged" est globalement plus proche des Byrds ou des travaux de David J avec The Jazz Butcher, dans une atmosphère très américaine, avec ses sonorités country et sa guitare bavarde. Si l’ensemble n’est pas entièrement désagréable et témoigne d’un grand talent de mélodiste, on est quand même très loin des ambiances lancinantes et ténébreuses que David J développait précédemment...

Christophe Lorentz



Dependent Club Invasion
Seabound/Dismantled/Pride and Fall
[Dependent]

Volonté de créer des objets collector ou pur opportunisme commercial, le label allemand Dependent nous offre ici un coffret de trois singles, trois semaines avant la sortie officielle de chacun de ces maxis, à un prix spécial dans la limite de 1.500 exemplaires. Au-delà de cette initiative étrange, l’on peut tout simplement souligner que chacun de ces CDs est de bonne qualité, au regard des dernières productions un peu décevantes du label. D’abord et par dessus tout, parce que Seabound s’impose à nouveau, après un début particulièrement prometteur et plus de deux ans d’absence, avec Contact, un morceau qui fait mouche dès les premières secondes. Définitivement, les Covenant et autres Apoptygma Berzerk n’ont qu’à bien se tenir. Le nouvel album de Seabound, "Beyond Flatline", annoncé pour début 2004, pourrait être la nouvelle référence future pop. À noter que ce maxi comporte trois versions de Contact, un très bon remix de Torn par Eskil Simonsson de Covenant justement, et un inédit The Attic, sorte d'électro-techno progressive de bonne facture. Ensuite parce que Dismantled nous propose plus qu’un maxi, presqu’un mini-album (sept titres) très réussi, dans une veine à la Nine Inch Nails mais à 100% électronique, avec des sonorités de piano mélancoliques à souhait (sur le titre Exit notamment, et encore plus sur Morning Star), des vocoders skinny puppiens bien maîtrisés (Shift en deux versions) et des réminiscences bien digérées de Front Line Assembly (Backwards). Enfin, parce que Pride and Fall, après un premier album plutôt décevant, tire le meilleur de cet opus pour nous livrer une euro-dance à la Icon Of Coil : rien de très original là-dedans mais les différentes versions de Paragon et le titre Delusion sont dopés aux meilleurs BPM. La réunion de ces trois maxis est donc plutôt une réussite, alors que Dependent semblait s’être mis en sommeil. L’électro semble avoir encore de beaux jours devant elle.

Stéphane Colombet



Droom
128 1/2 Days
[A Different Drum]

Nouveau venu sur la scène électro pop, le duo américain Droom, en 128 jours et demi, a conçu un premier album tout à fait honorable, entre wave synthétique (A Thousand Ghosts et Passion Junkie) et véritable future pop (Stay! et Face to Face). La voix du chanteur sonne très eighties (on ne peut s’empêcher de penser à des groupes comme Human League ou encore Clan Of Xymox) mais s’harmonise assez bien avec des mélodies tantôt lentes et même émouvantes (Trust? et Eyes Like Oceans), tantôt franchement électro-body (Wedding Day Dream et While We Can). Ce sont d’ailleurs ces mélodies que l’on retiendra particulièrement, tant celles-ci sont diversifiées et bien composées. Les treize titres de ce premier album ne devraient donc pas décevoir les fans des productions habituelles du label A Different Drum (on pense d’ailleurs beaucoup à The Echoing Green), même si on aurait volontiers apprécié un peu plus d’originalité et de cohérence dans le style. Un groupe qui refera sans doute parler de lui.

Stéphane Colombet



Iris
Reconnect
[A Different Drum]

On se souvient de "Disconnect" comme le premier album d’un duo américain particulièrement doué, apparu sans prévenir il y a quatre ans et suivi de trois maxis fort réussis dans le registre synth-pop ("Annie, Would I Lie to You?", "Danger Is the Shame" et "Saving Time"). Porté par le joli succès underground de "Disconnect" et alors que le second album d'Iris est sorti il y a quelques mois sur un autre label, A Different Drum a décidé de sortir un album de remixes, composé de nouvelles versions des titres de "Disconnect" mais également de deux nouvelles versions de faces B disponibles seulement sur les maxis précités (Endless et Everybody Is Life). Bien au-delà de savoir s'il s'agit ou non d'une initiative purement mercantile, ce disque frise la perfection, gravant dans le marbre l’apport essentiel de "Disconnect" à la discographie idéale de tout fan de techno-pop qui se respecte. À l’écoute de Annie, Would I Lie to You? remixé par T.O.Y., de Saving Time revu par Neuroactive ou encore de Danger Is the Shame corrigé par The Nine, on se dit que Noël est proche et qu’il est grand temps d’inscrire sur sa liste des cadeaux aussi incontournables que celui-là.

Stéphane Colombet



Neutral
Caller Id
[Hymen]

Encore un album de remixes agrémenté d'inédits, histoire d'apaiser l'amateur et d'attirer l'attention du néophyte, et cette fois-ci c'est Neutral qui s'y colle, ou plutôt qui subit... Heureusement, l'ambiance douce-amère des compositions de Nicole Elmer ne disparaît pas sous la houlette des différents artistes qui se sont ici prêtés au jeu, avec plus ou moins de talent. Ceux qui s'en sortent le mieux étant sans doute Xingu Hill, avec une approche intéressante de Birds in the Air, qui garde le son prépondérant de guitare tout en incorporant des sonorités électroniques agréablement chaotiques, et End, qui restructure harmonieusement le morceau Carbon. Au milieu de tous ces remixes, s'ajoutent donc quelques nouveautés : des interludes ("répondeur" ou "jazzy") et trois inédits, ou plutôt un seul (le très ambient Silent) puisque les deux autres, Cut Paper et Carbon Paper, sont en fait les reconstructions réussies d'anciens morceaux (Blue Paper tiré de "Font Translation Errors" pour le premier et Carbon, tiré de "Motion Of", pour le deuxième). Au résultat, la plupart de ces remixes et "nouveaux" titres exacerbent avec justesse l'univers envoûtant que Nicole Elmer a su développer au fil des ans, et c'est là tout leur intérêt.

Carole Jay



Popoï Sdioh
Popoï Sdioh
[Nerves Prod.]

Popoï Sdioh est en fait la nouvelle identité de Land of Passion, très bon combo franco-belge d’obédience goth-rock et batcave qui s’est taillé une belle réputation depuis 1990 grâce à plusieurs démos de qualité et un excellent album autoproduit : "The Arrival" (1996). Depuis 2001, et après quelques changements de personnel, Land of Passion s’est donc mué en Popoï Sdioh afin de souligner son évolution musicale. Car si le quatuor possède toujours de solides racines batcave, death-rock et gothiques, il pratique désormais une musique hybride, mâtinée de sonorités électro-industrielles et d’une rage digne d’un groupe de métal-indus. Remarquablement produit, cet album éponyme déroule 13 chansons et 10 "audiocrashtests", c'est-à-dire de courts intermèdes expérimentaux tantôt saturés tantôt insidieux. Outre ces passages proches de l’industriel rythmique ou du dark-ambient, "Popoï Sdioh" dévoile des compositions d’une noirceur et d’une agressivité peu communes, dont les atmosphères de folie malsaine sont renforcées par un double chant possédé (voix d’outre-tombe contre vocalises suraiguës). Riche et varié, cet album imprévisible se permet même des incursions vers un jazz déglingué ou une valse démente, fidèle à l’esprit tordu de Virgin Prunes, Christian Death et Sex Gang Children, les sonorités modernes et bruitistes en plus. Une réussite passionnante, et certainement le meilleur disque de néo-batcave depuis les remarquables "Unexpected Emotional Sequence" d'In Memoria et "Décompositions & Reliques" de Violet Stigmata.

Christophe Lorentz



Proven in Action
Compilation
[First Aid]

Nouveau label créé par le Suédois Anders Karlsson (The Pain Machinery), First Aid nous propose en guise de première sortie, une compilation intitulée "Proven in Action", sans doute en hommage au live de Test Dept du même nom. De l’action, il y en a indéniablement sur ce disque qui se veut un "antidote à la stagnation de la scène électro industrielle". Stagnation signifiant "absence de progrès" (une définition sûre pour ce genre, pris stricto sensu), on se dit que voilà une "auto proclamation" bien prétentieuse ! Et force est de constater que derrière tant de modestie se cache un panel représentatif assez large, qui a le mérite de n'offrir que des titres inédits, mais qui comporte aussi son inévitable quota de morceaux clichés... On notera néanmoins la présence appréciable de nombreux groupes Ad Noiseam (avec qui ce disque est sorti en collaboration) : Detritus, Tarmvred, Cdatakill, Larvae, mais aussi celle de vieilles, voir très vieilles pointures, avec un titre de YelworC (le premier depuis 10 ans) tiré d’un tout nouvel album à venir. Arzt+Pfusch, nous offre également un nouveau morceau pur jus, qui sample quasiment les mêmes dialogues de film ("Les Autres") que Venetian Snares sur le titre Children’s Limbo. Décidément ce film inspire beaucoup de monde. On se demande un peu ce que Diskrepant et même LEAK, tous deux relégués en queue de peloton, viennent faire sur ce disque, même si Anders Karlsson essaie peut-être ainsi d’être un tant soit peu exhaustif. "Proven in Action" n'est pas une mauvaise compilation -les amateurs du genre adoreront les quelques morceaux stéréotypés pour pistes de danse savonneuses- mais pour l’antidote on repassera.

Carole Jay



Relaxed Muscle
A Heavy Nite With...
[Rough Trade / Pias]

Il est difficile de dire si tous ceux qui pleurent encore la disparition de Pulp trouveront quelque réconfort dans cet album de Relaxed Muscle. Viré de Island, sa maison de disques, à cause des faibles ventes des derniers albums "This Is Hardcore" et "We Love Life", Jarvis Cocker semble avoir bel et bien tourné la page Pulp : nous l'avons tous connu en dandy filiforme, sexy et agité comme un diable, le voici désormais en "Darren Spooner", vêtu d'un costume de squelette, grimé et fardé comme aux pires moments d'Halloween. Entouré de Richard Hawley (qui avait souvent été amené à collaborer avec Pulp) et de Jason Buckle (des Fat Truckers), sa nouvelle lubie est une sorte de mélange électro-rock déjanté, glam et burlesque, probablement plus intéressant à apprécier sur scène ou dans des moments festifs et embrumés qu'à écouter attentivement chez soi. Les nostalgiques s'y retrouveront donc difficilement, même si Jarvis retrouve le temps d'un jouissif final aux paroles ravageuses (Mary, I Just Called to Tell You That Both Our Children Are on Drugs) des inspirations clairement "pulpiennes".

Renaud Martin



Stin Scatzor
Industrogression
[Black Flames Records]

Il fut un temps où Stin Scatzor alias Stephan Bens demeurait l'un des acteurs marquants de la scène électro industrielle belge, très, très underground. Curieux destin que celui de cet artiste qui a évolué sous le parrainage amical de Johan Van Roy de Suicide Commando (ils collaboraient ensemble sur le projet Lescure 13), lui-même soutenu à ses débuts par le mentor Dirk Ivens de Klinik. Sans jamais se lancer dans des productions solitaires de grande envergure, Stephan concevait, comme ses compatriotes (Typis Belgis, Truncheon) des cassettes analogiques auto-produites, toutes imprégnées d'une urgence et d'une noirceur inquiétantes. Après 13 années de maturation le son rêche de Stin Scatzor est enfin disponible au format numérique grâce à l'initiative d'un label polonais. Gagne-t-on vraiment au change ? Si "Industrogression" ressemble plus à une compilation de tubes éprouvés dans le cadre de soirées "body cuir", l'ensemble paraît néanmoins terriblement daté. La production assez souillon (est-ce l'aspect recherché ?) peine à masquer la faiblesse harmonique des compositions. Où sont passés les traits de génie de ce dilettante qui savait envoûter avec trois lignes de mélodie rachitique, quelques machines hoquetantes et un fatras bruyant ? Sans vouloir jouer au vieux con, il semblerait que les beaux jours des industrieux soient définitivement passés. "Wrong time wrong place" comme dirait l'autre.

Anthony Augendre



Worlds Of Possibility
Compilation
[Domino]

Le label anglais Domino fête en cette rentrée ses dix ans, et il n'y avait apparemment aucune raison pour que nous échappions à l'habituel exercice de la compilation d'anniversaire. C'est donc sur un double CD que nous retrouvons un large éventail de morceaux tous issus d'albums déjà parus sur ce label. Le premier disque est consacré aux groupes fondamentaux, au nombre réellement impressionnant (Sebadoh, Royal Trux, Palace Music, Smog, Elliott Smith, Clinic, Jim O’Rourke, Pavement pour ne citer qu'eux). Le second constitue un aperçu des nouvelles orientations moins "rock américain" et plus électroniques qu'a pu prendre Domino ces dernières années, entre le rock brut de The Kills (dignes héritiers de Royal Trux), la pop mélodique de Clearlake (avec le morceau I Wonder if the Snow Will Settle digne d'un Morrissey en grande forme), le post rock de Hood ou l'électro de Four Tet ou Matt Elliott. Une sélection de premier choix pour l'un des labels les plus prolifiques de ces dix dernières années, le tout au prix d'un CD single. Un anniversaire réussi en somme.

Renaud Martin