Andy Bell
Electric Blue
[Sanctuary]

Attention "chef d'oeuvre" : disons le tout net. Ceux qui n'aiment pas l'électro pop sucrée d'Erasure et autres combos synthétiques des années 80 à la Pet Shop Boys, Yazoo et autres Sparks, peuvent passer leur chemin ; les autres peuvent aussi éviter de perdre leur temps à lire la suite de cette chronique pour se précipiter chez leur meilleur disquaire et exiger un exemplaire de cet album. Car ce que vient de nous offrir Andy Bell est mille fois meilleur que ce que Madonna doit rêver toutes les nuits de chanter. Et c'est normal, car Monsieur Bell prêtait déjà sa voix sur les meilleurs hits synthétiques d'il y a plus de vingt ans quand la Madone nous faisait encore croire qu'elle était vierge. Composé avec l'aide du duo de Manhattan Clique, "Electric Blue" est un album hommage aux pistes de danse, à la disco de Donna Summer et Giorgio Moroder, aux meilleurs synthétiseurs et à Propaganda (grâce à deux duos magiques et quasi historiques avec Claudia Brücken). On pense à Erasure évidemment, mais aussi à Soft Cell et Marc Almond ; on pense même à quelques groupes plus underground tels que Covenant (avec les boucles de gros sons saturés sur le titre Electric Blue). Des titres tels que le génial single Crazy, le très trance Runaway ou encore les hyper clubby I'll Never Fall in Love Again et See the Lights Go Out achèvent de rendre cet album, composé de quatorze morceaux de bravoure (excusez du peu ?) totalement indispensable. À côté d'"Electric Blue", "Confessions on a Dancefloor", passe pour un produit surgelé bon marché. Vous êtes encore là : courrez vite !

Stéphane Colombet
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