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|  | | Weird News from an Uncertain Future | |
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|  | | Il faut bien avouer que chaque nouveau projet de Jean-Luc De Meyer a toujours, invariablement, réussi à attirer, et surtout à retenir, notre attention. Aux commandes de Cyber-Tec, C-Tec, Cobalt 60, Modern Cubism ou aujourd'hui 32crash, l'énergumène, avec ce flegme singulier qu'on lui connaît, combine avec de plus en plus de maîtrise les années passant, dérision et sérieux, avec une apparente nonchalance, dissimulant derrière la fausse désinvolture qui le caractérise un travail qu'on imagine forcené. Ce Géo Trouvetout du verbe, aux prestations scéniques psychotiques, est, on le sait, plus passionné par les mots et les vers que par les sons. Le schéma directeur de chacun des projets du garçon est clair : une mise en avant de sa voix, toujours extrêmement appliquée et aux accents addictifs, et bien entendu de ses mots, travaillés avec un soin qu'on imagine un rien dément ; deux éléments majeurs qui s'associent à des compositions qui deviennent de fait toujours secondaires. Avec 32crash, ce modus operandi est parfaitement respecté et Jean-Luc De Meyer s'est sans nul doute investi une fois de plus corps et âme dans le projet ; ses prestations, sur des titres comme Spacemen and Poets, Hérissons et Porcs-Épics, wwwHide, Plutonian Breeders ou Slow Crash, sont véritablement exceptionnelles. Mais en ce qui concerne les gamins qui ont osé s'atteler à l'habillage des chansons du maître, ils n'ont malheureusement pas été à la hauteur ; ceux-ci se sont, au mieux, peut-être mis en retrait pour ne pas lui faire d'ombre. Issus d'Implant et de Vive La Fête, les renégats sont ici de ceux qui prennent en location un synthé sans vérifier que la notice a été sérieusement traduite. Le résultat est... parfois amusant, mais surtout énervant. La musique est bien trop souvent scotchée au chant (Propaganda, Beware, NTT) sans aucune surprise ni imagination, le suivant d'une façon totalement linéaire, synchronisée à la seconde près comme le ferait un musicien amateur improvisant en une seule prise... Derrière un prétendu minimalisme rétro, on baigne plutôt dans un dépouillement parfois incompréhensible. Affranchi depuis bien longtemps de Front 242, on sait que Jean-Luc De Meyer est tout à fait capable de réaliser LE disque, celui que Front ne parvient pas à sortir. Celui-ci aurait pu -aurait dû- l'être, il en avait clairement le potentiel. Souhaitons que LA rencontre qu'on lui souhaite se fasse avant que lui ne se lasse. |  | | Christophe Labussière |  |
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