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|  | | The Fountain | |
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|  | | The Fountain est notre meilleur album... après "Ocean Rain" : c'est ainsi que le fanfaron Ian McCulloch présente le nouvel opus de ses Bunnymen version 2.1 (sans Les Pattinson). Bien entendu, le chanteur nous fait un peu le même coup à chaque nouvelle sortie depuis la reformation du groupe en 1997. Et bien entendu, le chef-d'œuvre promis n'est jamais au rendez-vous, même si les Liverpuldiens n'ont absolument pas à rougir des quatre albums produits depuis leur résurrection. Soyons réalistes : Echo & the Bunnymen ne donnera de toute façon plus jamais naissance à un nouvel "Ocean Rain", tout comme Cure n'enregistrera plus jamais un nouveau "Pornography". Il n'en reste pas moins que l'on peut apprécier les nouvelles livraisons de la bande à McCulloch pour ce qu'elles sont : des collections de pop-songs mélancoliques au lyrisme ombrageux et aux guitares en cascades, portées par la voix profonde du Ian en chef et garnies d'effets psychédéliques (mais pas trop)... Et à ce niveau-là, "The Fountain" se défend plus que bien, en offrant un lot conséquent de titres accrocheurs, le rythme de l'ensemble étant plus enlevé que ce à quoi les Hommes Lapins nous avaient habitués ces dernières années. Au fond, le style d'Echo & the Bunnymen n'a pas énormément changé depuis son retour (et assez peu depuis le début de sa carrière) : pas d'expérimentations électro, de dérives folk ou de guitares plombées ! Mais pour autant, "The Fountain" ne sonne pas comme le disque d'un groupe à bout de souffle ou en panne d'inspiration. Car si ce n'est certainement pas le meilleur album des Bunnymen après "Ocean Rain", c'est peut-être bien leur meilleur disque depuis leur come-back. Ce qui n'est quand même pas rien ! |  | | Christophe Lorentz |  |
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