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|  | | Compass | |
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|  | | Difficile de faire mieux. On le savait d'ailleurs depuis longtemps maintenant, depuis presque dix ans. Tom Shear, comme Ronan Harris de VNV Nation, fait partie de ces petits génies de l'électro indus, baptisée autrefois "future pop", qui ont savamment digéré tout ce qui faisait de mieux dans les années 80 et 90, entre Depeche Mode et Front 242. Le grand Tom, seul aux commandes de son studio de Seattle, remet tous les deux ans environ les pendules à l'heure pour rappeler qui est le patron en la matière. Et à chaque fois l'on se dit que son nouvel album est encore meilleur que le précédent. "Compass" n'échappe pas à cette règle, bien au contraire, le disque regorgeant de morceaux de bravoure, le plus souvent ultra-rythmés, aux mélodies accrocheuses à souhait, à l'instar de Smoke qui ouvre le bal, et de Greed qui pousserait presque à la crise d'épilepsie. La nouveauté 2009 est sans aucun doute l'utilisation de quelques rythmiques purement techno, qui pourtant trouvent une place remarquable au sein de morceaux électro, comme sur Collapse ou le single Spark. Impermanence permet à Tom Shear de replonger dans des sonorités bien eighties, mais qui là encore s'adaptent parfaitement à ses mélodies, et Leave This All Behind, Alive ou Angels & Demons (avec ses subtils samples de guitare) laissent entrevoir le grand potentiel pop d'Assemblage 23, bien au-delà du seul registre électro. How Can You Sleep? et The Cruelest Year sont les deux hits "calmes" de l'album, avec des refrains parfaitement inoubliables et des textes bien écrits, qui font d'une certaine façon penser aux meilleurs titres d'Iris. Au total, "Compass" s'impose comme un nouvel album incontournable, et on peut se demander où ce génial musicien va bien pouvoir s'arrêter. On ne peut que lui adresser un immense "Chapeau !" ! |  | | Stéphane Colombet |  |
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