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|  | | Acolyte | |
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|  | | Le cadavre de New Order n'est pas encore complètement froid (le sera-t-il d'ailleurs un jour ?), que de jeunes groupes festoient déjà autour sans vergogne ! Il faut dire aussi que le combo est l'une des références incontournables de la nouvelle scène pop, à égalité avec The Cure, Depeche Mode, Echo & the Bunnymen et... Joy Division ! Mais Delphic a quand même deux bonnes excuses : la première est que le quatuor vient également de Manchester ; la seconde est qu'il ne propose pas un décalque systématique de la musique de New Order, mais s'inspire plutôt de son esprit. En effet, à l'instar de la bande à Barney, Delphic a choisi de mêler pop élégiaque et dance technoïde, sur fond de sonorités froides et de mélodies distanciées -mais en tâchant d'y trouver sa propre personnalité. Delphic a certainement passé plus de soirées à l'Haçienda qu'écouté l'intégrale du label Factory, mais sa techno-pop aux boucles hypnotiques ne se perd jamais dans des digressions rave : si l'on retrouve parfois les montées acides d'808 State, la mélodie pop et le chant ne perdent jamais leurs droits. Au final, même si "Acolyte" regorge de compositions accrocheuses (dont les trois singles déjà sortis l'an dernier) et de sons savoureux (basse cold-wave, guitare aigre, chant entêtant), il lui manque quand même un (voire deux) tube(s) imparable(s) qui déclencheraient véritablement notre enthousiasme. On comparera donc plus volontiers cet album à l'excellent "In the Atmosphere" de Burn the Negative qu'à n'importe quel classique de New Order, et on garde espoir pour que le quatuor mancunien confirme brillamment ce premier essai prometteur dès son second opus... |  | | Christophe Lorentz |  |
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