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|  | | Secondhand Language | |
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|  | | Artiste serbe, Predrag Nedic officie depuis une dizaine d'années au service de musiciens divers mais aussi, et surtout, en solo sous le nom de PNDC, signant ici son second album sous cette formule. On y décèle un goût prononcé pour les sonorités 80's, qu'il exploite avec à propos en les revêtant d'une parure à la fois mélancolique et expérimentale. De cette démarche naît une collection passionnante de morceaux qui, s'ils demandent de prime abord un certain effort d'écoute et d'acclimatation, finissent par générer une forme d'addiction, à l'image entre autres de 30.000 Feet, souillé par des guitares acides, ou d'Animal Farm qui évoque avec brio, dans un style délibérément personnel, la vague cold et ses basses qui en mènent la lugubre danse. On est ici en pleine symbiose entre les genres et Pedrag Nedic crée une "dark pop" débouchant sur des compositions irrésistibles, qui allient merveilleusement l'organique et le synthétique. La performance est d'autant plus louable que le Serbe gère ici la pratique de tous les instruments, ce qui accentue le côté individuel de ses travaux. Il se permet même d'inclure à son superbe opus deux remix et un "Alternative Mix" eux aussi probants, et finit par s'imposer comme une révélation de tout premier ordre, ce qui surprend et réjouit au plus haut point compte tenu de l'anonymat dans lequel il a jusqu'alors évolué. Ce "Secondhand Language" incite, par son contenu et la présence de "tubes" au genre indéfinissable comme What's the Harm ou The Buzz, à des écoutes répétées et immodérées. |  | | William Dumont |  |
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