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| Black Rebel Motorcycle Club | |
|  | | Beat the Devil's Tattoo | |
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|  | | Les B.R.M.C. nous avaient habitués, sur leurs deux premiers efforts, à un niveau de performance élevé, mettant le public dans un état de semi-dépendance vis-à-vis de leur rock sombre, parsemé de shoegaze, réminiscent certes d'autres formations confirmées mais porteur, aussi, d'une touche personnelle bienvenue. L'attente était donc de taille à l'annonce de ce nouvel opus, et la déception, à l'écoute, n'en est que plus vive. Sombrant dans une redite plate, sans réels temps forts, Hayes and Co tournent en rond, se mordent la queue et ne tirent guère plus que de bons moments d'une recette éprouvée. Là où on aurait souhaité de l'audace, de l'initiative et une prise de risques, fut-elle mesurée, le groupe réitère, mais un ton en dessous cette fois, son procédé habituel. Et mis à part Conscience Killer, alerte et percutant, et un très bon Half-State en clôture, mi-psyché mi-noisy, le contenu peine à décoller. Pire, One sonne du mauvais U2 et les Américains plagient même médiocrement les Black Angels le temps d'un War Machine poussif. Certes, River Styx fait illusion, par le biais d'un tempo élevé et d'un mordant pour lequel on a longtemps adulé cette formation, mais les occasions de s'enthousiasmer sont rares et minoritaires, s'effaçant au profit de compositions dont le piètre niveau surprend, s'agissant d'un groupe aux possibilités conséquentes. Et Black Rebel Motorcycle Club, à l'image de son morceau inaugural, Beat the Devil's Tattoo, réalise là son premier faux pas discographique. Nous leur laisserons cependant le bénéfice du doute, compte tenu de leurs aptitudes, et attendrons, circonspects et impatients, leur prochaine sortie studio. |  | | William Dumont |  |
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