
|  |
|  | | The Man With the Hammer | |
|
|  | | Il y a bien longtemps de cela, le temps d'une génération complète, eut lieu en France un mouvement musical éphémère dénommé la "touching pop". Dernier sursaut d'une new-wave en décrépitude en pleine époque acid-house et baggy-sound, juste avant les shoegazers puis le grunge qui allaient balayer définitivement une époque conjuguée en noir et gris. Les groupes de ce mouvement n'étaient pas très nombreux : Little Nemo, Asylum Party, Babel 17, et Mary Goes Round. Ces derniers, un couple à la scène comme à la ville, avaient leur petite originalité : un peu plus de guitares, un peu plus de psychédélisme, mais ce qui n'empêchait pas la prédominance des synthés et des chansons douces-amères. Après une poignée d'albums, Mary Goes Round était happé par les années 90 et on n'entendrait plus parler d'eux... jusqu'à aujourd'hui. La moitié féminine étant allé voguer sous d'autres cieux, c'est Jérôme Avril qui reprend le flambeau, tout seul comme un grand. Et quelle bonne surprise ! On ne dira certainement pas que rien n'a changé, car les sonorités ne sont plus les mêmes : vingt ans ont passé. Et pourtant, "The Man With The Hammer" sait nous rendre intact ce que l'on aimait chez Mary Goes Round : des petites comptines désenchantées et nostalgiques, des putains de mélodies immédiatement accrocheuses, bref, un feeling très "new-wave", malgré cette fois-ci des synthés plus discrets, très 90's techno, et une présence accrue des guitares qui sonneraient même parfois Jesus & Mary Chain ! Les anciens seront ravis de faire vibrer leur fibre nostalgique sans en avoir honte, et les jeunes apprécieront une musique dénuée de toute frime, simple et efficace. |  | | Frédéric Thébault |  |
|  |
| |
|  |  | |  |