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|  | | Rapid-Eye/Vol.3 | |
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|  | | Si la scène anglaise est avant tout réputée actuellement, pour ses groupes rock tels Arctic Monkeys, Libertines ou les tristement célèbres Oasis, il importe de noter que de nombreux autres artistes, bien plus audacieux et insoumis, proposent des réalisations nettement plus significatives. C'est le cas avec The Dielectric, dont les sept membres élaborent une électro-indus froide et remuante, parfaitement initiée par Corridors et Flight, les deux morceaux inauguraux. Les climats sont changeants et passent de tonalités aériennes à des plages furieuses, bardées de guitares éparses, mais agressives, des nappes de claviers obsédantes venant parfaire le tout. Le style ainsi défini, loin d'être figé, rend ce groupe singulier et attachant. Celui-ci a de plus le bon goût de ne jamais en rajouter, de rester cohérent en dépit d'un étayage sonore assez conséquent, et redonne au mouvement indus, qui commençait à se mordre la queue, un second souffle appréciable. Des voix féminines rêveuses et sensuelles (Directiv) se font entendre et The Dielectric se permet même da "faire la nique" à Prodigy le temps d'un Exteria percutant et bien pensé. Puis Lucid, très électro, sombre et incluant des boucles minimales mais primordiales, met fin de belle manière à un mini-album concluant et inventif. Avec pour effet supplémentaire de nous offrir une alternative crédible et originale aux Turner, Doherty, Gallagher et Cie, ce dont on se réjouira forcément tout en poursuivant notre découverte d'un courant certainement bien plus riche et porteur qu'on ne le croit. |  | | William Dumont |  |
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