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|  | | Void(); | |
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|  | | Les albums d’Access to Arasaka sont énigmatiques. Énigmatiques et beaux. L’Américain a en effet inventé tout un univers de science-fiction autour de la beauté des mathématiques, et l'a basé sur l’esthétique du code des programmes informatiques. Non seulement Rob Lioy s’inspire-t-il des algorithmes, mais aussi se nourrit-il de toute la rigueur nécessaire à ce que les programmes ne plantent jamais. "METAX", "Oppidan" et aujourd’hui "Void();" sont des albums qui ne laissent aucune place aux erreurs ni à l’improvisation, tout y est minutieusement calculé, un peu à la manière de ce que fait Proem, un autre super calculateur. À y regarder de plus près, les titres sont eux-mêmes suffisamment éloquents : array[0..8191], syslog_ident ou encore sys.argv[1:]. En tout, seize morceaux énigmatiques que votre ordinateur personnel est peut-être le seul à pouvoir déchiffrer. Si l’on devait rajouter une dose de référence à la définition de la musique d’Acces to Arasaka, il faudrait sans aucun doute citer Gridlock dans leur période "Formless. Les mélodies ne sont certainement pas évidentes, mais la vérité est ailleurs : la musique d’Access to Arasaka demande une immersion totale de la part de son auditeur. Mieux, elle lui demande une participation active. Comme ses prédécesseurs, "Void();" requiert une implication, un abandon complet à ces rythmes triturés et ultra serrés, à ces séquences qui tournent, escaladent les partitions, s’arrêtent puis repartent de plus belle. |  | | Bertrand Hamonou |  |
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