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 |  | |  | | Baby Face Nelson was a French Cowboy | |
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|  |  |  | | Dillinger Girl and 'Baby Face' Nelson |  | | Bang | | [Emarcy] |
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|  | L'histoire de The Little Rabbits s'est arrêtée en octobre 2005. Après 17 ans de musique, de délire, et seulement cinq albums. Une aventure hallucinante qui les aura transportés d'une french pop plutôt sucrée à des délires parfois inclassables et souvent plus âpres, lorgnant au final plus du côté de l'Arizona que de leur Nantes natale. Avec cette séparation, Federico Pellegrini ne baissait pourtant pas les bras, bien au contraire. Il souhaitait simplement s'extirper d'un projet à la rigidité trop complexe pour continuer dans une voix dont il maîtriserait mieux les limites en étant seul. De rebondissements en rencontres, la première ré-apparition du garçon se fît sur scène aux côtés de Philippe Katerine, dans la "Secte Machine", puis, ensuite, entouré de ses comparses de toujours, renommés pour l'occasion les German Dudes. Mais c'est finalement aux côtés de Helena Noguerra que le fraîchement rebaptisé French Cowboy aura repris les chemins des studios. Avec Dillinger Girl and "Baby Face" Nelson et l'album "Bang", les voix de Federico et Helena s'entremêlent, se croisent et se superposent sur une succession de ballades extrêmement agréables. La guitare est acoustique, l'ambiance est peut-être même plus apaisée que ne l'ont été aucune de ses productions passées. Héléna apporte aux compositions une profondeur et une valeur assez étonnante -plus besoin aujourd'hui de s'intéresser au CV de la miss pour valider son talent-, mais l'on est comme toujours épaté par ce grain de voix et par ce qu'il peut apporter de frais et lumineux aux artistes qui font avec goût appel à elle. Avec French Cowboy et "Baby Face Nelson was a French Cowboy", les compositions semblent de premier abord identiques (il y a trois titres de commun entre les deux disques), et l'ambiance, similaire (Stranger). Mais, cette fois-ci, plus d'Helena et surtout des guitares qui se font moins douces, plus brutes, par moment presque dissonantes (Shake, La Ballade de Baby Face Nelson, Supermarket), constamment protégés par ce don unique pour la mélodie que maîtrise Federico, un don dont on n'a jamais douté mais devant lequel on ne peut que s'extasier une fois de plus (Stranger, Happy as Can Be, The Letter U, Dis-moi). Un traitement donc différent, flirtant nettement plus avec celui des Little Rabbits qu'avec cette escapade sucrée en compagnie d'Helena Noguerra. Federico met ainsi cet album en miroir de l'opus précédent. Un va-et-vient plutôt excitant, chacune de ces deux expériences valorisant d'une façon troublante l'autre, chacun ajoutant dans sa singularité un peu plus de magie. Deux productions au final complémentaires et surtout, indispensables. |  | | Christophe Labussière |  |
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|  | | Where Turtles Sleep | |
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|  | | Le couple franco-néerlandais Hide & Seek prend toujours son temps pour composer et enregistrer des disques. Né en 1993, ce n'est qu'en 2000 que le projet de Pierre-Yves Lebeau et de son épouse Lisbeth Houdjik sort sa première réalisation : le mini-album "Luxembourg". Il faudra ensuite attendre 2003 pour voir apparaître un véritable premier album : "European Landscape". Puis, le duo se lance dans diverses collaborations (Thy Violent Vanities, A Sparrow-Grass Hunt), avant de revenir en 2007 avec ce troisième opus discographique (et deuxième véritable album) : "Where Turtles Sleep". Comme précédemment, on trouve ici un mélange subtil de compositions cold wave surannées, de titres pop-folk nostalgiques et de ritournelles enfantines ; les deux artistes évoluant en douceur au sein de leur propre style. L'univers feutré, mélancolique et polyglotte (français, anglais, néerlandais) de Hide & Seek n'est d'ailleurs pas sans évoquer parfois ceux de Rise and Fall of a Decade ou des Legendary Pink Dots, de par son raffinement mélodique, son alternance entre une voix masculine posée et un chant féminin aérien, la variété de ses climats, ainsi que sa manière habile de mêler acoustique, électrique et synthétique. On n'est ainsi guère étonné que Pierre-Yves et Lisbeth soient de proches collaborateurs d'Opera Multi-Steel, O Quam Tristis et Nouvelles Lectures Cosmopolites. Bref, si vous êtes clients de toutes les formations suscitées, "Where Turtle Sleep" fera votre bonheur. |  | | Christophe Lorentz |  |
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|  | | The Blitz | |
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|  | | Deuxième album du duo composé par Albert Martinez et Jason Last, "The Blitz" ferait peut-être penser à certains morceaux de Colony 5 et de ses lointains parents suédois d'Elegant Machinery. Au programme, de la technopop entraînante, pas révolutionnaire certes, mais douée d'une certaine fraîcheur. Si les sonorités de synthé trouvent assez vite leurs limites et engendrent même, il faut le reconnaître, un effet d'essoufflement relativement rapide, les mélodies sont plutôt bien construites (comme sur Hardline ou sur le tube en puissance The Silicon Teens) et, la voix du chanteur, assez changeante, rend l'ensemble plutôt plaisant. Il se dégage sans aucun doute de cet album une naïveté qui rappelle bien les jours heureux du début des années 80, certaines ambiances feraient presque remonter dans le temps de façon assez déconcertante ! Les samples de riffs de guitares paraissent vraiment inutiles et on peut souhaiter que, dans l'avenir, le groupe se concentre sur ce qui est pour lui, semble-t-il, l'essentiel : le son vintage des premiers synthés. L'effort est en tout cas louable et fait la preuve que le label américain A Different Drum survit à la disparition sans cesse plus cruelle d'un genre musical pourtant sincère et sans limites. |  | | Stéphane Colombet |  |
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|  | | Imbécile | |
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|  | | Avec "Imbécile", Olivier Libaux n'en est pas à son premier essai. On ne parle pas de ses expériences réussies au sein des Objets dans les années 90 ou plus récemment aux côtés de Marc Collin dans Nouvelle Vague, mais, l'homme-orchestre avait déjà travaillé sur un disque concept, déjà proche du principe de la comédie musicale, "L'Héroïne au Bain", sorti en 2003. Olivier remet le couvert en faisant appel une nouvelle fois à Philippe Katerine et Helena Noguerra, auxquels il a associé cette fois-ci JP Nataf (ex Les Innocents) et Barbara Carlotti. Ces quatre amis, un couple et deux célibataires, se retrouvent pour un dîner et expriment tour à tour leurs sentiments sur la vie, l'amour, les envies, les déceptions. Des interventions plus proches d'une vraie tranche de vie que d'une fable, qui nous amènent forcément à nous retrouver dans les propos des uns ou des autres, charmés par ces chansons qui procurent une large palette d'émotions, de la tristesse au plaisir, de la nostalgie à la quiétude. Une expérience vraiment étonnante, charmante, parfois émouvante, qu'Olivier Libaux va tenter de mettre en scène, exploit qu'il n'avait malheureusement pas pu mettre en oeuvre avec "L'Héroïne au Bain". |  | | Christophe Labussière |  |
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|  | | Eins | |
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|  | | On désespérait d'entendre un jour à nouveau cette voix reconnaissable entre mille. On ne compte plus les années qui nous séparent du dernier album du génial duo allemand de techno pop old school Second Decay. Seulement voilà, un seul des deux protagonistes a décidé de reprendre du service et c'est Christian Purwien qui s'y colle, assisté de deux nouveaux claviers. Résultat : si les sonorités des petits synthés analogiques si caractéristiques du son de Second Decay manquent un peu parfois et déconcertent au contraire par leur modernité, les mélodies paraissent toujours aussi géniales, s'imposant d'elles-mêmes comme les meilleurs morceaux de leurs cousins anglais d'Erasure et des Pet Shop Boys. "Eins" est donc un album bien produit, très entraînant, même si les paroles, toujours en allemand, n'aident pas toujours à pousser la chansonnette. Assurément, un titre comme Leb'wohl pourrait prendre place sur les meilleurs playlists des soirées synthpop de la planète. Au finish, un album attachant, même si un peu moins magique que ceux de Second Decay dont il faudra encore attendre une éventuelle résurrection. À noter qu'en plus des onze titres principaux de l'album, on trouve sur l'édition limitée le single Bei dir et ses remixes par les "confrères" de Blutengel, Joke Jay, Welle Erdball et Polytune : que du beau monde pour accueillir le nouveau né. |  | | Stéphane Colombet |  |
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 |  | | Rise and Fall of a Decade | |
|  | | Noisy But Empty | |
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|  |  |  | | Rise and Fall of a Decade |  | | Your or Sidney | | [Ars Musica Diffundere] |
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|  | | Quel bonheur de s'apercevoir que tout le monde n'a pas oublié les fantastiques Rise and Fall of a Decade. Le label allemand Ars Musica Diffundere réédite "Noisy but Empty" (1992) ainsi que "You or Sidney" (1994), respectivement leurs second et troisième albums, avec un nouvel artwork (sic) auquel nous préférerons l'original. Volontairement à contre courant et hors des mouvements initiés par leurs contemporains, mais toujours touchés par la grâce, le trio français, dont le chanteur Pierre-François Maurin-Mallet est malheureusement disparu cette année, aura livré en une décennie quatre albums aussi remarquables qu'indispensables, dont nous retiendrons les ambiances feutrées, les nappes volumineuses, les guitares caressées, et ce chant si chaud. Étonnamment, aucun bonus n'est inclus et ces rééditions seront ainsi en toute simplicité destinées à ceux qui n'ont pas eu la chance de les découvrir avec leur premier LP en 1990. Dommage tout de même, tant la poignée de versions alternatives offertes sur le CD promotionnel qui accompagnait "Noisy but Empty" au moment de sa sortie sur le label Single K.O (petit frère du mythique Lively Art) sont jubilatoires. Surdoué et malicieux, le trio trouva aussi le temps de brouiller les cartes en prêtant sontalent lors de l'enregistrement des premiers albums de nos compatriotes Trees Dance et Planet Zen, dont les rééditions seraient tout aussi bienvenues. Bien sûr, des questions restent sans réponse : pourquoi ne pas avoir réédité leur premier disque éponyme ? Quid de leur nouvel album enregistré courant 2005 et resté inédit ? La faute à la frilosité ambiante des labels ? Qu'adviendra-t-il de la compilation d'inédits promise l'an dernier ? Gageons que le temps y répondra le plus rapidement possible. |  | | Bertrand Hamonou |  |
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|  |  |  |  | |  | Pour nous faire patienter avant la sortie du DVD "Visible", Clan of Xymox nous gratifie d'un maxi cinq titres titré Heroes [Pandaimonium Rec.], qui ne rassurera pas forcément les fans de la première heure. On y trouve une reprise opportuniste (quoique sympathique) du Heroes de David Bowie (en deux versions, une "slow industrial" et une "pop"), un nouveau titre très dancefloor (On a Mission, décliné aussi en deux versions) et un remix du Be my Friend, titre un peu facile tiré de 'lalbum "Breaking Point". Au final, tout cela est plutôt agréable, mais pas inoubliable. On pourrait en dire autant de 9 Millimètres, le premier maxi autoproduit du trio français Varsovie [myspace.com/varsovie]. Bien sûr, on comprend rien qu'à son nom que le groupe compte Joy Division parmi ses références, mais c'est aussi aux premiers Noir Désir que l'on pense en entendant le chant très (trop) connoté et les textes très (trop) littéraires. Musicalement, on est oar contre parfois proche de Bauhaus, dans les guitares crépusculaires et les ambiances tendues. Le tout forme un ensemble pas franchement mauvais, mais pas toujours convaincant, le disque manquant de mélodies réellement accrocheuses. Plus intéressant, Brillig et son Mirror on the Wall [Black Rain/Nova MD] égrène douze titres dans une mouvance cold wave mélodique aux accents batcave/death rock qui fait remonter bien des souvenirs, sans que l'on puisse franchement dire que ce trio australien ressemble à un groupe en particulier. Malheureusement, la production un peu trop sèche minimise l'impact de compositions pourtant intéressantes. Au final, l'ensemble reste attachant, mais sans génie particulier. Dans un style nettement plus musclé, le quatuor allemand [Soon] pratique, sur son premier album End Isolation [Oscillation Music/Season of Mist], un rock sombre et ample aux guitares puissantes et aux mélodies exaltées, que l'on qualifiera de "gothique", faute de mieux. Évoquant souvent le dark metal à la Paradise Lost, la musique de ce jeune combo est à la fois énergique, atmosphérique et mélodique. Et même si l'album manque un peu de diversité, il possède suffisamment d'éléments accrocheurs et de mélodies inspirées pour que l'on ait envie de suivre [Soon] de près. En revanche, le deuxième album des Français de Wormachine, TV Brain [Hybrid Rec./Mosaïc Distribution] nous laisse un peu sur notre faim. Si le premier opus ("Virus" en 2004) s'avérait particulièrement cohérent et efficace -bien que très marqué par les influences Young Gods et Treponem Pal-, celui-ci tente visiblement d'emprunter de nouvelles directions avec un bonheur inégal. Allégeant son électro-métal via quelques parties plus aérées ou des rythmiques plus souples, s'essayant même au chant en français, le trio franc-comtois ne convainc qu'à moitié. Si certains morceaux sont très réussis (comme le dévastateur Born to Die, en duo avec Miss Z. de Punish Yourself), d'autres le sont nettement moins, ce qui donne une impression générale assez mitigée. Dommage. |  | | Christophe Lorentz |  |
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