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|  | | A Perfect Solution | |
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|  | | Quelle claque énorme !!! Mais comment fait le duo anglais, anciennement trio, pour nous offrir, album après album, une telle qualité ! Il est vrai que ces deux-là ont pris leur temps pour nous livrer ce nouvel opus. Et l'attente était d'autant plus longue et fébrile que le précédent album, "We Collide", paru en 2006, atteignait déjà des sommets. "A Perfect Solution" apparaît à côté du précédent, comme plus rajeuni, tant l'énergie dégagée par la quasi-totalité des morceaux est impressionnante. If We Stay Here annonce la couleur, avec tout ce qui a fait de Mesh l'un des plus dignes successeurs de Depeche Mode (refrains entêtants, mélodies subtiles, mélanges habiles de sonorités de guitare et de synthés, textes accrocheurs, voix reconnaissable entre toutes). Only Better, premier single extrait de cet album, avec ses sonorités de violons et son refrain qui sonne comme un coup d'accélérateur, apparaît comme une petite perle synthpop. Puis, viennent quelques morceaux aux rythmes endiablés, ce qui fait sans doute la différence avec la plupart des titres plus calmes des deux ou trois disques précédents. Ainsi Everything I Made réveillerait un mort, How Long remplira assurément les pistes de danse des soirées electropop et Bitter End -qui clôt l'album- est taillé pour les stades, tant l'ampleur du son et des rythmes est énorme. On trouve aussi Is It so Hard et Hope.Dreams qui sont deux morceaux "typiques" de Mesh, avec un équilibre proche de la perfection entre couplets et refrains : impossible de s'enlever ces formidables mélodies de la tête une fois qu'on y a goûté. Hold It Together et Who Says (qui est le premier duo du groupe, Mesh s'offrant les services de la chanteuse de Technoir) sonnent un peu plus indus, avec une rythmique et des sonorités plus agressives. Seuls It's Gone et Want You ralentissent le rythme et apparaissent comme presque reposants. Au final, A Perfect Solution enfonce le clou, prouvant de manière définitive à quel point Mesh est un groupe majeur. Indispensable, tout simplement. |  | | Stéphane Colombet |  |
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|  | | Welcome Home | |
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|  | | Leader du groupe de rock psyché français I Love Ufo, Butch Mc Koy s'émancipe de sa formation originelle et s'essaye à un effort solo. Pour celui-ci, il gère seul ou presque l'écriture et la composition et s'attaque à une trame folk à laquelle il donne le plus souvent une teinte sombre. Il nous livre une bonne dizaine de morceaux allégoriques, d'une certaine puissance malgré leur côté sobre et dépouillé, à l'image de l'acoustique vivace qui anime la chanson introductive, In Front of the Door. Sa voix sait se faire plaintive pour prendre ensuite des intonations plus belliqueuses, et de ses plages hantées émerge une mystérieuse beauté, une pureté sonore et émotionnelle qui incite à des écoutes répétées. Ce disque se pose donc comme le compagnon de nos pensées les plus sombres, auxquelles il peut servir d'exutoire, comme le confident de nuits blanches dédiées à l'errance mentale. Sur des morceaux plus longs tels que Story of a Child, des sonorités brutes complètent le tableau et ajoutent à la noirceur de l'univers du sieur Mc Koy, qui trouve son contrepoint "lumineux " sur, entre autres, My Den is Yours et son acoustique presque chaleureuse. Après nous avoir réjouis avec I Love Ufo et son rock à la fois spatial et sonique, Butch nous livre ici le produit de démons canalisés par ces morceaux superbes et magnifiquement désabusés, signant un album de toute beauté. |  | | William Dumont |  |
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|  | | The Fountain | |
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|  | | The Fountain est notre meilleur album... après "Ocean Rain" : c'est ainsi que le fanfaron Ian McCulloch présente le nouvel opus de ses Bunnymen version 2.1 (sans Les Pattinson). Bien entendu, le chanteur nous fait un peu le même coup à chaque nouvelle sortie depuis la reformation du groupe en 1997. Et bien entendu, le chef-d'œuvre promis n'est jamais au rendez-vous, même si les Liverpuldiens n'ont absolument pas à rougir des quatre albums produits depuis leur résurrection. Soyons réalistes : Echo & the Bunnymen ne donnera de toute façon plus jamais naissance à un nouvel "Ocean Rain", tout comme Cure n'enregistrera plus jamais un nouveau "Pornography". Il n'en reste pas moins que l'on peut apprécier les nouvelles livraisons de la bande à McCulloch pour ce qu'elles sont : des collections de pop-songs mélancoliques au lyrisme ombrageux et aux guitares en cascades, portées par la voix profonde du Ian en chef et garnies d'effets psychédéliques (mais pas trop)... Et à ce niveau-là, "The Fountain" se défend plus que bien, en offrant un lot conséquent de titres accrocheurs, le rythme de l'ensemble étant plus enlevé que ce à quoi les Hommes Lapins nous avaient habitués ces dernières années. Au fond, le style d'Echo & the Bunnymen n'a pas énormément changé depuis son retour (et assez peu depuis le début de sa carrière) : pas d'expérimentations électro, de dérives folk ou de guitares plombées ! Mais pour autant, "The Fountain" ne sonne pas comme le disque d'un groupe à bout de souffle ou en panne d'inspiration. Car si ce n'est certainement pas le meilleur album des Bunnymen après "Ocean Rain", c'est peut-être bien leur meilleur disque depuis leur come-back. Ce qui n'est quand même pas rien ! |  | | Christophe Lorentz |  |
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|  | | Arena | |
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|  | | Un an après l'excellent et très surprenant "Beyond", album qui avait révélé les très grandes qualités de composition du groupe, désormais beaucoup plus pop que par le passé, et qui enchaînait une bonne dose de tubes électro, on avait du mal à imaginer que le duo américain nous livrerait aussi vite une nouvelle production. C'est pourtant chose faite, même si "Arena" n'est pas véritablement un album complet, mais plutôt un EP enrichi de remixes et versions inédites de morceaux antérieurs. Toujours est-il que pour un premier disque sorti conjointement chez Dependent pour l'Europe et Metropolis pour le reste du monde, "Arena" est à la hauteur de nos espérances. Quelques morceaux nouveaux, donc, comme le très rock (trop peut-être) Come Together (disponible également sur le single éponyme avec la face B indispensable Bottom Feeder), les deux instrumentaux majestueux It Was Like I Was Dreaming et The End, le méchant (et assez bourrin) Predator et le magnifique Falling, dans la droite ligne des meilleurs titres de "Beyond". Ensuite, quelques nouvelles versions, superbes, de A Matter of Time, Entropy, The World Belongs to Us et "Night and Day" qui feraient presque oublier les versions originales ; enfin, des remixes vraiment bien faits de Temporary, My True Love et Don't be Afraid. Bref : "Arena" est un complément indispensable à "Beyond" et, plus généralement encore, à toute la discographie d'Informatik qui confirme ici tout son talent. Rien d'étonnant donc à ce que le duo américain assure la première partie de Mesh en Europe entre le 12 et le 29 novembre. Avant qu'il ne tienne un jour à son tour le haut de l'affiche, ce qui ne devrait plus tarder du tout vu la qualité de ses dernières productions. |  | | Stéphane Colombet |  |
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|  |  |  |  | |  | Il est toujours aussi difficile d'appréhender la discographie de End, fidèle à la structure Hymen Records depuis 2002, mais tellement éloigné des sentiers battus par le label allemand. Ces Américains adeptes des collages improbables remettent ça avec The Dangerous Class [Hymen Records]. Pour ceux qui ne connaissent pas cette formation, imaginez une orgie de samples provenant de publicités et disques américains des années 50 à 70, découpés, remodelés, encastrés et répétés pour former de curieux et courts titres instrumentaux et rétros que l'on a bien du mal à supporter sur la longueur de l'album.
Les disques de Ministry ne se sont jamais autant bousculés que depuis qu'Al Jourgensen a décidé de mettre fin à l'activité de son groupe. Même au temps de sa grandeur ("The Land of Rape and Honey", "Psalm 69"), l'Américain n'avait jamais été aussi productif qu'aujourd'hui. L'enthousiasme n'était pourtant pas franchement au rendez-vous depuis "Animositisomina", mais il faut bien reconnaître que cet album de remixes qu'est The Last Dubber [13th Planet/Megaforce] nous séduit bien plus que n'importe lequel des disques sortis par le groupe depuis... 2003. S'il ne doit en rester qu'un des années 2000, ce doit être celui-ci, sans hésiter, puisqu'on y retrouve enfin les machines propres au groupe qui avaient été délaissées depuis maintenant trop longtemps.
All My Best Intentions [Ant-Zen] est le premier album de Don Hill sous l'identité de Millipede. Percussionniste au sein de la formation Kettleback au milieu des années 90, cet Américain monte son premier projet "Porteur de l'Image" en 1998, mais les sorties physiques se font rares. Et c'est onze années plus tard, avec "All My Best Intentions" que l'Américain délivre les secrets qu'il à accumulés toutes ces années durant : depuis les samples bulgares en ouverture sur Endless jusqu'au remix de Hecq qui ferme l'album, aucune fausse note ne vient ombrager un tableau electro-IDM-ambient de haute facture.
Mention spéciale également pour Genus [Ant-Zen], le premier disque issu de Talbot & Deru la collaboration entre Joby Talbot et Benjamin Wynn alias Deru. L'un est anglais et compositeur pour la TV et le cinéma, l'autre est américain et producteur de musique électronique. Et l'on ne pouvait rêver meilleure association de bienfaiteurs pour enregistrer pareille œuvre. Découpée en trois grands actes et huit titres, elle leur a été commandée en 2007 par le chorégraphe Wayne McGregor afin d'accompagner sa nouvelle création pour l'Opéra Bastille de Paris, inspirée par la théorie de l'évolution de Darwin. Mêlant arrangements classiques saupoudrés de boucles électroniques de pointe, l'ensemble dépasse largement le cadre initial du ballet. Il se pourrait même que cet album ait donné l'idée à Ben Lukas Boysen (Hecq) d'enregistrer la bande son du film "Fear/Love" en compagnie du compositeur et violoncelliste Lucio Amanti. |  | | Bertrand Hamonou |  |
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