Connaissiez-vous vraiment les New York Dolls, autrement que par leur évocation récurrente comme influence sur le punk estampillé "77" ? L'occasion ne vous sera pas forcément donnée ici de combler parfaitement cette lacune, car avec "New York Doll" Il ne s'agit pas d'un énième film consacré aux frasques de ce groupe provocateur, pré-punk, au look et maquillage glam, ni même à sa musique, à peine évoquée. Ce documentaire, car c'est ce dont il s'agit, nous raconte l'histoire humaine et bouleversante du bassiste du groupe, Arthur "Killer" Kane. Cet homme de presque 60 ans a depuis des lustres tiré un trait sur sa vie passée. On le suit dans le cadre de son travail, on rencontre ses collègues, ses amis, ses voisins, et on l'écoute évoquer lui-même sans trop de nostalgie son parcours musical. Puis survient une grande nouvelle, Arthur Kane est invité à participer à la reformation des New York Dolls, dissous après une grosse engueulade trente ans plus tôt, et depuis jamais réconciliés. Il prend ainsi un congé, encouragé par sa hiérarchie, part retrouver ses anciens comparses, Sylvain Sylvain et David Johansen (Jerry Nolan et Johnny Thunders, dont l'histoire a continué au sein des Heartbrakers en pleine euphorie punk, sont depuis décédés)... Ce parcours, quasi initiatique, est fascinant. Il se termine d'une façon étonnante, mais on vous laisse le découvrir par vous-même. Un bijou d'émotion et de sensibilité, à conseiller à tous, tout autant à ceux qui connaissaient bien le groupe qu'aux autres. |