| Nine Inch Nails publie le second DVD live de sa carrière sous le titre "Beside You In Time", offrant ainsi une exposition particulière à cette chanson, entre rage retenue et tension explosive, qui aurait mérité d'ouvrir "With Teeth" plutôt que de s'y trouver en fin de programme. L'emballage est des plus sobres, depuis le boîtier cartonné jusqu'au menu silencieux (!), comparé à l'opulence du précédent double "And All That Could Have Been" paru en 2002. En effet, une fois le sticker "NIN , le DVD de la tournée With Teeth" retiré, rien n'apparaît plus sur le digipack, pas même la liste des titres proposés ; un comble pour un DVD musical. Avec cette nouvelle production Nine Inch Nails profite de son statut de groupe de rock à haute valeur technologique ajoutée pour sortir un DVD aux futurs standards HD et Blu-Ray, question d'amorcer une nouvelle ère qui promet d'être multi formats. Mais pour combien de temps ? Puisqu'ici tout se passe sur écran, la pochette ne jouant même plus de rôle informatif, qui peut bien se soucier d'une avalanche de supports différents à l'heure du downloading massif ? Du coté de la set-list principale (la "North American Winter Tour 2006"), d'aucun pourrait croire qu'il s'agit de celle d'un best of, chaque album étant représenté équitablement, soit dix-neuf titres qui visitent un répertoire riche et envié par bon nombre de groupes. Wish, Burn, Terrible Lie, la liste est longue et il ne fait plus aucun doute que les sets de Nine Inch Nails sont des compilations en puissance. Quant à la "North American Summer Tour 2006" présentée dans les bonus, elle propose cinq titres filmés sur une scène hallucinante qui oblige le groupe à jouer derrière une gigantesque grille recouverte d'ampoules qui miment les pixels d'un écran sur lequel sont projetés des films qui reflètent les pensées d'un Trent Reznor que nous découvrons bodybuildé. Le chaos est orchestré et maîtrisé, véritable show à l'américaine avec son lot d'excès bien rodé: les guitares sont maltraitées, jetées en l'air, frappées à terre, les claviers sont piétinés et le public en redemande. On ne peut qu'admirer la dextérité et l'imperturbabilité du bassiste Jeordie White (aka Twiggy Ramirez lorsqu'il officiait chez Marylin Manson) face à l'hyperactivité du jeune guitariste/acrobate Aaron North. Ceux qui ont vu le groupe jouer à l'Olympia en février dernier s'en souviennent encore. |